Les porteurs de soufre du Kawah Ijen from Julien GERARD on Vimeo.
Zoom sur Ganvié
Reportage photos
26juil. 2011
26juil. 2011
2 mois en Indonésie ! - aucun commentaire
Après un nouveau trajet de plusieurs heures en ferry pour quitter les îles Togian, nous rejoignons la terre ferme à Ampana. De là, nous prenons une voiture de location avec chauffeur pour rejoindre Luwuk. Si la route est meilleure que celles rencontrées sur Flores, c'est le chauffeur qui nous terrorisera par sa conduite trop sportive pour l'étroitesse de la voie, en bordure de ravin. Après plusieurs mises au point et une vitesse réduite, nous profitons d'une route magnifique longeant la mer d'un côté et des forêts de palmiers et des petits villages accueillants de l'autre.
C'est à Luwuk que nous nous établissons pour 2 jours. Cette idée n'aura pas été la meilleure du séjour. Les rares hôtels et particulièrement le Ramayana Beach Hôtel n'accueillent pas de touristes. La chambre compte parmi les plus chères et les plus sales que nous ayons vues. L'accueil a été déplorable. La réceptionniste a même plongé sous le comptoir en nous voyant approcher tant elle détestait devoir essayer de parler anglais. Heureusement dans la rue, les habitants étaient nettement plus accueillants. Telles des célébrités, nous étions salués tous les 5 mètres et parfois arrêtés pour être pris en photo.
La ville ne possédant aucun site touristique digne d'intérêt et sa plage étant la plue sale du pays, nous avons meublé nos 2 journées, en attente du vol pour Jakarta, en faisant marcher les commerces locaux : le salon de beauté (coiffure à 2 euros, massages à 4 euros), restaurants, cybercafés et ojeks (scooter taxi).
Les 2 avions nous menant à Jakarta n'ont pas dérogé à la règle des retards indonésiens. C'est avec 6h de retard cumulé que nous arriverons sur Java. Notre dernière journée se passera en douceur grâce à Amélie et Greg, un couple d'expatriés français rencontrés pendant le périple et logeant à Jakarta. Crevettes grillées, piscine, shopping et papotages dans leur jardin auront rempli une journée ensoleillée passée en leur compagnie.
Dans l'avion, nous occupons nos 27h de voyage, en faisant la liste de tout ce qui nous a manqué et ce que nous allons enfin retrouver : les tartes flambées, les magazines, l'eau chaude, des vêtements propres. Mais la liste de tout ce qui nous manquera est tout aussi longue : les rencontres entre routards et avec les indonésiens, la plongée, les paysages grandioses. Au quotidien, on a adoré pouvoir arrêter un scooter dans la rue pour qu'il nous mène à destination pour 0,50 € ou encore faire notre toilette avec un seau d'eau froide. On se félicite d'avoir survécu aux transports : au mini-bus qui perd ses freins dans la descente, à celui qui tombe dans la mer, aux scooters à 4 sans casque, au chauffeur de taxi qui s'endort au volant, au ferry n'étant plus homologué, à l'avion dont les pares soleils sont des feuilles de journaux apposées sur la vitre du cockpit.
Demain pour nous consoler et continuer à radoter sur nos souvenirs de voyage, nous mangerons du riz matin, midi et soir, en regardant nos photos... et en commençant à penser à nos prochains voyages !
21juil. 2011
2 mois en Indonésie ! - 3 commentaires
Après un bus de nuit, un vol de 2h entouré d'heures d'attente, une nouvelle nuit sur la route en voiture de location partagée et 10 interminables heures de ferry (un bateau de bois qui doit avoir au moins 50 ans) avec des fumeurs compulsifs, nous arrivons enfin sur notre première île de destination : Malenge. A 20h, le soleil est déjà couché depuis 2h, on ne voit rien. On débarque pour embarquer aussitôt dans un petit bateau à moteur qui nous mènera aux bungalows sur pilotis de Lestari Cottages, à 3 km, sur une plage déserte. Pas moyen de réserver avant d'y être car comme sur les îles voisines, il n'y a ni téléphone et encore moins d'accès internet.
Heureusement, il reste de la place.
Le lendemain matin, on prend toute le mesure de la beauté du site. De notre belle plage de sable blanc bordant une eau transparente à 30°, nous apercevons Pulau Papan, un village de bajaus : les nomades de la mer. Nous louons le canoë de l'hôtel pour aller à leur rencontre. Le canoë amarré à un pilotis, on grimpe sur les passerelles reliant les maisons entre elles. On commence à peine notre ballade que nous sommes rejoints par un petit groupe d'enfants. Les « Hello Mister » et « Hello Mrs » fusent des maisons devant lesquelles on passe. On se présente les uns aux autres et on rit de bon cœur des quelques mots que nous arrivons à échanger. Du village, un ponton d'1,5 km a été construit pour que les enfants bajaus puissent rejoindre l'école sur Malenge. Nous décidons de l'emprunter pour aller visiter l'école. On marche au dessus d'une eau si limpide qu'on y voit des poissons de toutes les couleurs. Les planches sur lesquelles nous marchons ne sont pas régulières ni toujours très bien fixées. Mais au pire, on tombera dans une eau chaude et peu profonde, donc on continue jusqu'à la terre ferme. On longe la plage lorsque l'on arrive à l'école. Les élèves en uniforme courent vers nous pour nous rencontrer, tester leur anglais et être pris en photo.
10juil. 2011
2 mois en Indonésie ! - un commentaire
Après plus de 10h de train dont une correspondance attrapée de justesse grâce à un touriste américain coupe-file pour acheter notre billet, 3 jus d'orange, 2 thés et 3 paquets de gâteaux, nous arrivons à Yogyakarta à midi. De là, nous faisons semblant d'hésiter à prendre un bus public avant de sauter dans un taxi pour rejoindre notre hôtel au pied du temple de Borobudur.

Nous retrouvons notre entrain habituel à la vue du site, grandiose, avec ses innombrables statues de Bouddha. Nous faisons le tour de tous les niveaux du temple sauf les deux derniers, provisoirement fermés au public. On y apprécie le coucher du soleil qui exhausse l'atmosphère religieuse du lieu. Après une nouvelle et courte nuit, on y retourne le lendemain matin pour le lever du soleil.

08juil. 2011
2 mois en Indonésie ! - un commentaire

De retour du Bromo, à Probolinggo, nous organisons notre déplacement pour rejoindre le Kawah Ijen. C'est là que nous échappons à une arnaque consistant à remplacer notre voiture de location par une simple place dans un minibus collectif. Heureusement, nous avions refusé de payer tant que nous n'avions pas vu la voiture... Nous partons finalement après 4h d'attente, en voiture, pour le village de Sempol. Nous nous installons dans notre hôtel au cœur d'une plantation de café et de fraises.
De là, nous repartons à 4h le matin suivant, en scooter de location, pour rejoindre la porte d'entrée du Kawah Ijen, à 13 km.
L'ascension du volcan est éprouvante mais nous n'osons pas (trop) nous plaindre car montent, en même temps que nous, des porteurs de soufre avec leurs paniers encore vides. En un peu plus d'une heure, nous rejoignons le sommet du cratère, encore dans la pénombre.

07juil. 2011
2 mois en Indonésie ! - 4 commentaires

Se lever a 3h30, petit-déjeuner, grimper dans le 4x4, rouler 30 mn, marcher 45 mn dans la cendre, le noir et le silence, s'installer en hauteur en face du Bromo et attendre.
Petit à petit, un panorama grandiose se dévoile. Le lever du jour nous offre des couleurs rosées qui dénotent avec l'aspect lunaire de la caldeira, la mer de cendres au pied du Bromo. La quiétude des lieux est troublée par un gros bruit sourd. Le volcan crache des panaches noirs... La surprise est de taille. Les nuages de cendres en suspension se déplacent au ralenti.

28juin 2011
2 mois en Indonésie ! - 3 commentaires

Une route somptueuse nous mène de Bajawa au village de Moni, idéalement situé au pied du Kelimutu. L'Hidayah hôtel où nous nous établissons pour 3 jours est simple et épuré mais propre et dispose d'une grande terrasse avec vue sur la vallée. Malgré la fraîcheur de la météo, nous renonçons à l'eau chaude pour pouvoir y rester, moyennant une petite remise sur le prix de la chambre.


Nous embarquons aussitôt à 3 et sans casque, sur le scooter de notre hôte (à l'indonésienne!), pour filer aux sources chaudes tant vantées par le Lonely Planet. Nous nous baignons en plein milieu des rizières de Kolorongo dans un bassin d'eau fumante où nous observent, amusés, la douzaine de locaux déjà en pleine toilette. Apparemment les touristes qui se lavent sont aussi captivants et drôle qu'un reality-show ! Après ce (bon) moment de vie quelque peu surréaliste, nous retrouvons nos compagnons de route australiens rencontrés la veille, pour partager un dîner au Bintang Restaurant. Nous y commandons des plats à base de poulet et ne comprenons que trop tard qu'ils tuent le poulet pour nous. Autant dire que l'attente a été longue même si elle en valait la peine...
Le lendemain matin, le réveil sonne à 4h. Au programme : l'ascension du Kelimutu avant le lever du soleil. La météo un peu couverte nous permet tout de même d'apprécier l'aube et de découvrir les 3 magnifiques lacs aux couleurs changeantes (nous en aurons vu 2 turquoises et un noir).
Nous profitons du marché de Wolowaru, où se rassemblent les tisserands d'ikats des villages alentours pour petit-déjeuner de beignets et de bananes frites avant de nous promener dans les rizières. Nous y observons des familles en plein travail : les hommes retournent la terre avec leurs buffles pendant que les femmes récoltent le riz.


23juin 2011
2 mois en Indonésie ! - aucun commentaire
Après avoir surmonté l'épreuve « perte de la carte bancaire » (récupérée à la banque en catastrophe)
ainsi que celle du « prix de la croisière qui change à la hausse à la dernière minute sans raison
valable », nous embarquons enfin à bord du Putri Felisya, avec son capitaine et deux cuisiniers,
pour une croisière entre les îles de Rinca et de Komodo. Nous naviguons entre les îles désertes
pendant 3 heures avant de poser le pied sur Rinca et d'y découvrir, outre les buffles vivant sur l'île,
les fameux dragons de Komodo, avec un guide « armé » d'un bâton et plutôt habile pour trouver
leurs cachettes... Ces varans d'1m80 à 3m de long sont impressionnants, même au repos.
La seconde partie de la journée est consacrée au snorkeling avec de belles rencontres sous-marines,
dont celle avec les poissons clowns plus communément appelés les némos.
La nuit tombe et les chauve-souris nous survolent en grand nombre alors que nous mettons en place
nos matelas pour passer la nuit en plein air et en pleine mer.
Nous nous levons avec le jour et prenons la direction de Komodo où nous aurons également la
chance, en 3h de trek sous un soleil de plomb, d'apercevoir les dragons de Komodo.
A notre retour sur Lubuanbajo, après avoir navigué en mer très agitée, nous retrouvons avec plaisir
notre hôtel et sa douche froide à laquelle nous sommes désormais habitués.
Nos pérégrinations ne s'arrêtent pas là puisque nous repartons dès le lendemain aux aurores pour un
trek dans les terres. Un mini bus collectif nous mène à travers des routes de caillasses mais bordées
de villages magnifiques et de végétation luxuriante, dans le charmant village de Roe où nous attend
l'équipe de Roe Ecotourism pour le trek du mont Mbeliling. C'est avec Hardi Nopi, notre guide, que
nous débutons la montée, à flanc de montagne. Et si nous nous étions fait la réflexion que les routes
ressemblaient à des chemins de montagne, nous aurions peut-être pu nous douter qu'il n'existerait
pas de chemin de montagne. C'est en grimpant entre les lianes et les roches que nous prenons toute
la mesure du mot « trek ». Bientôt rejoints et rattrapés par les porteurs de tentes et victuailles,
chaussés de tongs pour certains (!), nous arrivons au sommet, entouré d'un nuage, en 3h30. On se
désaltère d'eau bouillie et on se réchauffe autour du feu pendant que les porteurs s'occupent du
dîner. Nous réalisons à peine qu'ils ont avec eux une poule encore vivante, qu'elle est déjà tuée,
déplumée et en brochettes sur le feu... Nos amis nous racontent leurs vies de fermiers, la production
de café, la récolte de riz et de bananes. Ils nous interrogent également sur nos vies, nos familles, nos
habitudes, nos saisons, le climat...
A notre réveil à l'aube, le temps a empiré depuis la veille. Il fait froid et très humide. Cependant il
nous faut redescendre. C'est donc avec prudence que nous passons les obstacles : gadoue, pierres
recouvertes de mousse, brume... Notre trek nous conduit également à traverser des ruisseaux et des
rizières pour nous mener, en 3h30 de marche, aux chutes de Cunca Rami, qui nous font
instantanément oublier les difficultés rencontrées jusque là. Quel bonheur de sauter dans la piscine
naturelle au pied de ces chutes vertigineuses. Notre marche s'achèvera une heure plus tard et c'est là
que nous en profiterons pour aller à la rencontre des habitants de Roe et plus particulièrement de ses
enfants. C'est ici que nous trouvons ce que nous cherchions en venant en Indonésie. La joie des
rencontres, les sourires, l'envie véritablement ressentie d'un échange. Le rire est bien un langage
international.
15juin 2011
2 mois en Indonésie ! - aucun commentaire
Retrouvez les moments forts d'une journée qui restera gravée dans nos mémoires. Plongée sous-marine en eau turquoise dans le parc de Komodo, navigation au milieu d'îles désertes (pour la plupart), déjeuner de fruits de mer sur le bateau, coucher de soleil des hauteurs de Labuan Bajo et pour terminer une bonne « mie ayam » (soupe de nouilles et poulet pour 0,50 €) partagée avec l'équipe de Komodo Aqua Diving avant de faire du scooter stop pour rentrer à l'hôtel !

A proximité de Manta Point, le spot idéal pour observer les raies manta (un peu trop éloignées pour une photo réussie).
14juin 2011
2 mois en Indonésie ! - aucun commentaire

Le Gunung Rinjani vu de Gili Air
Nous quittons l'île de Gili Air dimanche matin à 8h30 en bateau pour relier Lombok. De la gare routière, un bus nous mène à Mataran où nous négocions durement le tarif du trajet qui nous mènera sur l'île de Flores. On nous promet un bus tout confort et un dîner. Nous nous mettons d'accord pour un tarif de 22 euros par personne (au lieu de 35) pour 27h de voyage (bus, ferry, bus, ferry).

Nous attendrons notre premier bus pendant 4h à la gare routière de Mataran. Nous avons tout le loisir d'observer le spectacle des vendeurs de chips au kilo ainsi que le flot de départs et d'arrivées de bus bondés, aux toits débordant de bagages.
Une fois installés dans notre bus, loin du grand luxe mais convenable de prime abord, nous sommes sollicités par les vendeurs ambulants qui passent dans le couloir avec ananas, oignons, livres, gâteaux, boissons et cacahuètes. Nous partons à peine lorsque, embarque en dernière minute, un autochtone voyageant avec 2 cartons encombrants ouverts sur le dessus. Il se place dans les escaliers à l'arrière du bus, à moins d'un mètre de nous... Nous découvrons horrifiés et perplexes qu'il s'agit de milliers d'asticots, dont certains sont déjà sur le sol du bus... Il nous quitte avec ses asticots quelques kilomètres plus loin.
Très vite, notre attention est portée sur un nouvel événement : il commence à pleuvoir dans la rangée de droite, la climatisation fuit très franchement. Nous nous félicitons d'avoir choisi une place du côté gauche.
Après 3h de route, nous arrivons au premier ferry. Sans explications, nous devons débarquer du bus et patienter une heure sur le quai. Nous ne lâchons pas notre bus des yeux ne sachant pas dans quel ferry embarquer. Une fois à bord, nous avons le choix entre une salle déjà pleine avec la télévision diffusant une course de formule 1, le son à fond, ou le pont option vent ! Emmitouflés dans notre sac de couchage, nous passons les 2h de ferry au grand air avant de regagner notre bus, repartant sans vérifier la présence de tous les passagers.
La traversée de l'île de Subawa se fait sans encombres sur des routes à forte concentration de nids-de-poules. Vers minuit, nous nous arrêtons dans un warung pour le dîner que nous n'attendions même plus. Le lieu est sale du sol au plafond, à se demander comment cela est possible. Nous mangeons du riz froid avec une sauce à l'eau où trempent des morceaux d'avocats. Nous sommes tellement fatigués que nous ne nous posons pas plus de questions. Nos voisins de bus, pour la plupart indonésiens, même si quelques européens font partie du voyage, mangent comme nous, en silence...
Vers 6h du matin, nous changeons de bus à Bima. Notre bus est désormais plus petit, plus coloré, plus vieux, plus bruyant, plus... tout en fait ! On peut observer le moteur depuis notre siège. Chaque coup de klaxon nous sort de notre semi-sommeil avec violence. Sur la route, nous croisons comme toujours, des vaches faisant la sieste sur le bas-côté.
2h plus tard, après avoir traversé des villages extrêmement pauvres et délabrés, nous arrivons au port de Sapé. C'est dans un ferry sale et bondé, aux sièges inconfortables, que nous embarquons pour un périple de 6h qui en durera finalement 9.
Nous ne pouvons que déplorer l'attitude observée chez les indonésiens qui jettent tous leurs déchets où bon leur semble. Ainsi, nombreuses sont les canettes qui furent jetées dans la mer ; et dire que la mythique île de Komodo n'est qu'à quelques kilomètres... Il est assez effrayant de constater à quel point le travail de sensibilisation à l'écologie restant à mener est colossal.
La dizaine de dauphins que nous apercevons à l'approche de l'île de Flores et des nombreuses îles désertes qui l'entourent, nous mettent du baume au cœur. Nous débarquons épuisés nerveusement à Labuan Bajo après 33h de voyage en nous promettant de prendre l'avion pour le trajet retour.


Premières impressions : nous arrivons sur une île nettement moins touristique que Bali. Moins sollicités, nous avons aussi plus de difficultés à négocier et tous ne parlent pas anglais. La ville est un peu poussiéreuse mais nous offre une vue magnifique sur la baie.
Au programme de ces prochains jours sur Flores : treck sur Rinca et Komodo, plongée sous-marine dans un des 5 meilleurs spots au monde, ascension du Gunung (volcan) Mbeliling avant de rejoindre les villages pittoresques autour de Bajawa et le Gunung Kelimuntu avec ses 3 lacs.
PS : petite photo souvenir d'Ubud, où nous avions été charmés par les danses traditionnelles...

Comme toujours, plus de photos ici, juste après le premier article.
Derniers commentaires