La naissance d’un projet : SOUFFLE, le Kenya…

Janvier 2016, je me rends à Nairobi au Kenya pour répondre à une commande de reportage obtenue par un ami, Amaury, qui y vit depuis peu.
Amaury, me présente ses amis, dont Alain, pilote au Kenya. Il est également mecanicien, son job ? Parcourir le pays pour faire la maintenance et réparation de moteurs d’avions. L’envie de collaborer sur la réalisation d’un livre née rapidement.

Jour 1, de Nairobi à Laikipia

Samedi 25 janvier 2020, nous y sommes, le projet démarre après un premier test réalisé en janvier 2019. Normalement à cette période de l’année au Kenya c’est la sécheresse, la nature en a décidé autrement, la météo est exécrable depuis une semaine, vent, pluie et les gros nuages qui vont avec et ça ne va pas en s’arrangeant à priori.
Je décolle avec Alain depuis Orly Airport (ça ne s’invente pas !), un aérodrome situé à 1h30 de route de Nairobi. A la base nous devions commencer par le sud du pays mais la météo nous oblige à changer nos plans. Nous nous rendons finalement chez Alain à Laikipia. Il habite dans le bush et il y a une piste à 200m de chez lui. En attendant une météo plus clémente nous y resterons et nous volerons en fonction des éclaircies dans sa région. Je pensais utiliser les 9 jours prévus pour avancer au maximum dans le projet mais il me faut me rendre à l’évidence, il faudra organiser plusieurs voyages. En attendant j’essaye de sortir quelques images qui permettront de démarrer le projet, chercher du financement et des sponsors.
Le voyage d’Orly jusqu’à chez Alain est long. Nous volons dans un petit avion et pour être en sécurité nous contournons les reliefs et les masses nuageuses. A mi vol nous passons à côté du volcan Longonot, il est dans les nuages, la visibilité proche de zéro… Je suis frustré… J’arrive à sortir une photo exploitable d’un troupeau de vaches de Massaï à l’arrivée malgré le manque de soleil. Le coin est très photogénique, une rivière entourée d’une végétation d’un vert éclatant scintille sous nos pieds, mais toujours pas de soleil. 200m avant l’atterrissage des éléphants s’abreuvent dans un point d’eau, je grogne de frustration encore une fois, tout est gris, une chape de nuage plombe la lumière. Nous retournons le soir même au point d’eau avec Anne Marie, l’épouse d’Alain et des amis à eux pour prendre un apéro des plus « wild life », à mon grand regret, les éléphants ne trinquerons pas avec nous ce soir.

Jour 2, Lac Baringo et lac Bogoria

Hier au soir avec Alain nous avons vérifié les conditions météo pour aujourd’hui, le pays est sous les nuages mais nous trouvons une fenêtre de 2 heures à 60km au dessus de 2 lacs. C’est à 8h que nous décollons, la première partie du vol se passe sans encombre. Les reliefs qui marquent la fin du plateau et qui descendent vers le premier lac, le lac Baringo, provoquent quelques turbulences. L’endroit est de toute beauté, les rives du lac sont magnifiques, certaines zones mélanges eau et terre avec de belles couleurs chatoyantes. Malheureusement, si le ciel est un peu plus dégagé ce n’est pas encore la panacée pour réaliser des photos exceptionnelles.

Nous arrivons ensuite au second lac, Bogoria, je repère de suite un bras du lac à son extrémité, l’eau est d’une couleur verte éclatante avec des rives beiges bordées de marron ! Nous faisons ensuite rapidement demi tour, la fenêtre météo prévue pour ce vol se referme plus vite que prévu et il serait dangereux de rester la trop longtemps.
L’après midi se déroule tranquillement sur la terrasse, sauvegarde, editing et première post production ainsi que photos animalières au menu.

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