Luz Flamenca : plongée dans l’univers de la photographie de danse avec Valentina Benigni

Podcast "Parlons livres photos"

Luz Flamenca : plongée dans l’univers de la photographie de danse avec Valentina Benigni

Avez-vous déjà ressenti l’émotion brute et la passion à travers l’objectif d’un appareil photo ? Comment une image peut-elle capturer l’essence d’un instant et le graver à jamais dans notre mémoire ?

Le Parcours Inspirant de Valentina Benigni : De l’Enfance à la Photographe Renommée

Dans ce dernier épisode d’Audio-Pictura, nous avons le plaisir de recevoir Valentina Benigni, une photographe italienne établie en France. Son parcours atypique, commencé dès l’âge de cinq ans, illustre parfaitement sa dévotion à la photographie. Sa pratique, qui a évolué de l’intime au partage, trouve son apogée dans son livre « Luz Flamenca ». Dotée d’une riche expérience professionnelle dans le monde de l’entreprise, Valentina intègre avec brio cette expertise dans ses collaborations avec d’autres professionnels.

« Luz Flamenca » : Un Voyage dans l’Univers de la Photographie de Danse Flamenco

Cet épisode d’Audio-Pictura nous plonge dans l’univers de la photographie de danse, avec un accent particulier sur le flamenco, capturé à travers le regard unique de Valentina Benigni. « Luz Flamenca » est le fruit d’une immersion profonde dans le monde de cette danse passionnée, où chaque image raconte une histoire empreinte d’émotion et de mouvement. De ses premiers pas en photographie dans son enfance à ses expositions internationales, Valentina partage son parcours, les défis rencontrés et la satisfaction de voir son travail reconnu mondialement. Elle souligne également l’importance de la passion et de la spécialisation dans le domaine de la photographie professionnelle, tout en révélant comment son livre a impacté sa carrière et influencé ses projets futurs.

Liens de l’épisode :

Les 5 photos issues du livre « Luz Flamenca » de Valentina Benigni

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Retranscription de l’épisode

0:1:26 – Julien GERARD – Bonjour et bienvenue sur ce tout nouvel épisode du podcast Parlons Livres Photos. Nouvelle saison, nouveau format. Ça fait à peu près dix mois que je n’avais rien diffusé sur le podcast. On reprend aujourd’hui avec Valentina Benigni. Bonjour Valentina.

0:1:43 – Valentina Benigni – Bonjour Julien.

0:1:45 – Julien GERARD – Je suis aujourd’hui à Nîmes. Tu m’accueilles chez toi. Enfin, c’est plus chez toi pour très longtemps. On vient de tchatcher sur ta magnifique terrasse avec une vue sur Nîmes qui est bien sympa et des bonnes odeurs de hamburger. On va rentrer tout de suite dans le vif du sujet. Est-ce que tu peux nous dire qui tu es, ce que tu fais, quel est ton parcours ?

0:2:9 – Valentina Benigni – Alors, je suis Valentina, italienne. Je suis photographe professionnel depuis trois ans. J’ai commencé la photo à cinq ans en Argentique. J’ai piqué l’appareil photo à mes parents.

0:2:25 – Julien GERARD – A 50 c’est tôt ça ? Je crois que tu es celle qui a commencé le plus tôt dans toutes les aventures du podcast.

0:2:30 – Valentina Benigni – J’adorais piquer l’appareil, comprendre un peu comment ça marchait, comment on pouvait capturer des instants et en jouant un peu avec les paramètres de l’appareil photo. Et ça a été ma passion que j’ai cultivée pendant toute ma vie, mais de façon intime. Je partageais pas mes photos, je voulais pas trop… Voilà, je voulais que ça restait un peu mon île heureux, où pouvoir aussi gérer mes émotions et les libérer, les… Voilà. Mais je n’avais pas eu la possibilité ou peut-être l’envie de partager tout ça. et jusqu’au confinement.

0:3:18 – Julien GERARD – Alors là, on a fait un grand saut de cinq ans jusqu’au confinement.

0:3:22 – Valentina Benigni – On va revenir un petit peu en arrière.

0:3:25 – Julien GERARD – Tu faisais quel type de photos à cinq ans ? C’était la famille, les sorties ?

0:3:29 – Valentina Benigni – Non, c’était plutôt toujours les instants spontanés, dans la rue, capturer des émotions des personnes que je croisais. Après, oui, aussi des paysages. Mais l’idée, c’était… J’aimais bien le fait que la photo pouvait figer des instants qu’on ne pouvait pas répliquer. Donc en paysage, en théorie, on peut reprendre la même photo un million de fois. Un instant, une émotion dans les yeux d’une personne, c’est assez… C’est plus compliqué. C’est plus compliqué, c’est assez authentique. Donc c’est ce que j’aimais faire.

0:4:5 – Julien GERARD – Et t’as encore des photos de cette époque toute petite ?

0:4:9 – Valentina Benigni – Bah des photos de mes parents, ouais. De mes parents, de mes grands-parents que j’avais pris. Oui, j’en ai encore un.

0:4:16 – Julien GERARD – C’est quoi ton regard de photographe adulte et professionnel sur tes photos de petites filles ?

0:4:22 – Valentina Benigni – Déjà, je suis étonnée de la capacité que j’avais déjà à l’époque en termes de perspective, en termes de cadrage. Personne ne me l’avait appris, donc c’est encore étonnant de voir ça.

0:4:43 – Julien GERARD – Une première carrière de photographe à l’âge.

0:4:45 – Valentina Benigni – De 5 ans ? Non. Après, justement, c’était le regard d’une gamine de 5 ans.

0:4:52 – Julien GERARD – Avant d’arriver à la photographie à l’âge adulte, on va parler un peu de ton parcours. Tu as grandi en Italie.

0:4:59 – Valentina Benigni – J’ai grandi en Italie. Je voulais faire des études de photographie, mais mes parents, malgré que j’étais passionnée de photo, m’ont dit toujours que ce n’était pas un métier.

0:5:10 – Julien GERARD – Mais tous les gens que j’interview me disent, mes parents m’ont dit ce n’est pas un métier.

0:5:14 – Valentina Benigni – C’est pas un métier. C’est ça, regarde nous on est passionnés des photos. Tu peux alimenter cette passion tant que tu veux, hors du boulot, mais après, voilà, tu te trouves un boulot sérieux. J’ai fait des études d’école de commerce et j’ai développé une carrière internationale. J’étais cadre, je suis arrivée à être cadre senior pour de grandes entreprises de conseil. Je faisais du conseil en innovation digitale pour les banques.

0:5:52 – Julien GERARD – – Ah oui, donc très loin de la photographie.

0:5:54 – Valentina Benigni – – Voilà. Alors c’était, si tu veux, assez marrant. Je me suis éclatée dans la créativité, mais une créativité très différente. – J’imagine.

0:6:12 – Julien GERARD – Le L arrive en France, c’est pour le travail ou les études ?

0:6:15 – Valentina Benigni – Non, l’arrivée en France, c’était plutôt pour des raisons perso. J’ai voulu suivre un ancien amour. C’est toujours comme ça que ça se passe. Voilà. Surtout qu’à l’époque, je ne parlais même pas français, donc pour faire un choix si compliqué, il faut avoir une bonne motivation. J’imagine. Et voilà, après, cette histoire, ça s’est terminé assez vite, j’ai décidé de rester en France.

0:6:45 – Julien GERARD – Et t’es de quel côté en Italie ?

0:6:47 – Valentina Benigni – À côté de Milan, dans une ville qui s’appelle Pavia. Ok.

0:6:52 – Julien GERARD – Et t’es arrivée en France du coup, on parlait tout à l’heure avant d’enregistrer, tu me parlais du Luxembourg aussi, mais tu me parlais de Brumat, donc ça, ça me plaît parce que c’est à côté de chez moi. T’es arrivée là-bas tout de suite ou non ?

0:7:5 – Valentina Benigni – Il y a eu… Oui, alors justement…

0:7:6 – Julien GERARD – Parce que l’Italie Brumat, c’est violent quand même.

0:7:8 – Valentina Benigni – Oui, c’était assez violent, je te confirme. En fait, le fait d’arriver en France sans parler français, je trouvais pas de boulot. Donc, l’idée, c’était, avec mon ancienne entreprise, de me proposer d’aller au Luxembourg, où j’aurais pu parler anglais et garder mon travail. Et donc pendant neuf mois, je faisais un peu les allers-retours pour justement travailler au Luxembourg et approcher petit à petit au français et en même temps garder mon travail.

0:7:44 – Julien GERARD – On ne va pas s’éterniser sur ton ancien travail. Ce qui m’intéresse, c’est comment on arrive de brumate à nîmes en tant que cadre dans le digital et t’arrives à nîmes photographe.

0:8:1 – Valentina Benigni – Alors entre Broumat et Nîmes, il y a eu aussi Paris pendant deux ans. Donc tout ça, ça m’a permis aussi d’apprendre beaucoup mieux le français. Sauf qu’entre-temps, il y a eu le confinement. Donc entre le confinement, la fin de l’histoire avec mon ancien copain, Disons que j’ai passé un moment assez compliqué parce que je ne voyais pas forcément la raison d’être en France. Je voulais trouver une bonne raison pour m’épanouir et être contente. Et du coup, j’ai décidé de vivre de ma passion, de faire le saut et de vivre de ma passion. Mais pourquoi rester à Paris quand on peut trouver un lieu beaucoup plus agréable dans le sud ?

0:8:57 – Julien GERARD – Pourquoi rester en France ? Tu n’as jamais voulu retourner en Italie ?

0:8:59 – Valentina Benigni – Non, je voulais donner une nouvelle… je ne voulais pas associer… mon expérience en France avec l’échec de l’histoire d’amour. Je me suis dit pourquoi pas donner une nouvelle opportunité à ce pays et à cette expérience. Je venais d’apprendre la langue, je venais de m’adapter au pays, à la culture, etc. Et repartir tout de suite, tu repars vraiment avec la sensation d’échec. Et donc, j’étais en plein confinement, je me suis dit, OK, j’ai besoin d’une bonne raison pour me lever le matin. Et j’ai trouvé que peut-être c’était le bon moment de transformer mon travail, ma passion pour la photo.

0:9:56 – Julien GERARD – Il y a beaucoup de gens qui ont profité du confinement pour changer de voix ou apprendre de nouvelles choses. Moi, typiquement, le podcast, j’ai appris tout ça pendant le confinement. Tout ce qui était la prise de son, le matériel à utiliser, le montage.

0:10:10 – Valentina Benigni – Oui, j’ai trouvé que c’était une bonne opportunité. J’aime bien trouver l’opportunité dans chaque problème, donc regarder toujours le côté positif. Et pour moi, le Covid, c’était ça. C’était l’opportunité de trouver la force, le courage de transformer mon rêve en réalité.

0:10:35 – Julien GERARD – Alors t’as pas décidé de faire ça toute seule, tu t’es inscrite dans un collectif dont va taire le nom aujourd’hui.

0:10:42 – Valentina Benigni – Qu’est-ce que tu cherchais ? Alors ça au début c’était pour apprendre un nouvel type de photo. Donc apprendre à raconter des histoires à travers les images. qui demande une approche que je n’avais pas. Donc, je voulais apprendre cette approche plutôt de photojournalisme. Mais après, j’ai vu, j’ai fait quelques reportages, mais finalement, ce n’était pas exactement le type de photo que je voulais faire. Et du coup, après, j’ai abandonné ce type de…

0:11:18 – Julien GERARD – Tu ne touches plus du tout aujourd’hui au photojournalisme ?

0:11:21 – Valentina Benigni – Non, pas pour l’instant. Je me dis que c’est quelque chose que peut-être un jour je vais reprendre, mais pas pour l’instant.

0:11:28 – Julien GERARD – Alors tous les deux, on était dans le collectif, ce fameux collectif en même temps. Il y avait encore quelqu’un d’autre et j’ai son témoignage, je vais te le faire écouter.

0:11:39 – Nicolas Catovic – Avec Valentina, ça fait un peu plus de trois ans qu’on se connaît. On s’est rencontré dans un club de photojournalisme. Non, c’était un collectif de photojournalisme. Et on a de suite beaucoup rigolé. On s’est rencontré à Visa. Visa édition 2020. On s’est rencontré à ce moment-là et j’ai pu découvrir son travail. Elle commençait sa reconversion professionnelle en sachant qu’elle faisait de la photo depuis des années et des années. On a beaucoup discuté photo à ce moment-là et c’est comme ça qu’on a commencé à se connaître. Quelques mois après, j’assistais au workshop de Minena Perdriel à Paris et elle m’a hébergé. Du coup, on a pu faire une sortie photo. On a pu bien rigoler. C’était plutôt cool. Alors Valentina c’est une artiste dans sa tête, c’est comme ça que je compte. Comment expliquer ? Ouais, elle est vraiment, artistiquement, elle est vraiment à part. Et elle est habitée par ce qu’elle photographie, en l’occurrence du coup la danse. Et on sent que quand elle parle de photos de danse, quand elle parle de danse, on sent qu’il y a du feu dans ses yeux. On sent qu’elle est très passionnée. En même temps, elle a fait de la danse toute sa vie, toute sa jeunesse. Donc voilà, c’est un peu normal. Mais elle est ultra passionnée par ce qu’elle fait et ça l’anime, c’est vraiment un feu intérieur pour elle, la danse. Donc qu’elle fasse son premier livre photo sur le thème de la danse, et plus particulièrement du flamenco, pour moi, c’était une évidence. Même sans le dire, c’était sûr que si elle devait sortir un livre, elle le sortirait sur ce sujet-là. Une anecdote avec Valentina, alors il faut savoir que pour ma part j’ai un doctorat en test de tiramisu. Et il faut savoir que Valentina fait du très bon tiramisu. Et elle sait que quand on va se voir, la dernière fois qu’on s’est vu c’était à l’inauguration justement de son exposition sur le livre Flamenca. Et en gros, elle a préparé, elle savait que je venais spécialement pour l’inauguration. Elle a préparé un plat, un plat énorme de tiramisu. Et vous savez que vous êtes chez Valentina quand elle vous propose du tiramisu au petit déjeuner. Elle sait que je suis un très grand fan de Tiramisu, donc forcément. Mais oui, avec Valentina, quand on se voit, généralement, il y a un Tiramisu pas loin. L’anecdote que j’ai avec Valentina, c’est ça. C’est le côté, le Tiramisu. Valentina, c’est ça. Valentina égale Tiramisu. Tiramisu n’est pas forcément égal à Valentina, mais Valentina égale Tiramisu. Voilà, pour la petite anecdote.

0:14:44 – Julien GERARD – Tu le reconnais, j’imagine, on en parlait tout à l’heure.

0:14:46 – Valentina Benigni – Oui, Nico, justement. Ça me touche énormément ce qu’il dit. Merci Nico.

0:14:53 – Julien GERARD – Nicolas Katovic qui a un super studio à Nice. Il parle de beaucoup de choses Nico, il nous parle de danse, il nous parle de tiramisu. Alors tiramisu, tout à l’heure avant d’enregistrer, tu m’en parlais donc ça m’a fait sourire, j’ai essayé de garder le contrôle pour pas te dévoiler le contenu.

0:15:9 – Valentina Benigni – Tu vois, voilà. Ouais, le tiramisu, c’est que Nico, elle ne dit pas qu’il y a un chantage derrière à chaque fois, donc… –.

0:15:17 – Julien GERARD – C’est ce que j’ai cru comprendre, que si tu ne faisais pas de tiramisu.

0:15:19 – Valentina Benigni – Il ne venait pas à ton réunissage. – Il ne se déplaçait pas, ouais, voilà. C’était condition pour venir.

0:15:26 – Julien GERARD – – Je sais comment la pâter chez moi, maintenant, quand on fait un apéro et qu’il dit « j’ai pas le temps, j’ai trop de travail ».

0:15:30 – Valentina Benigni – – Ouais, voilà.

0:15:32 – Julien GERARD – – Alors, il nous parle de danse. Tu fais de la danse depuis toute petite ?

0:15:36 – Valentina Benigni – Je faisais de la danse, j’ai commencé à 4 ans et j’ai arrêté après presque 20 ans à cause de quelques blessures au genou. J’ai eu 4 opérations, c’était compliqué donc j’ai dû arrêter. Mais voilà, c’était une passion assez importante et le fait de devoir l’abandonner, je trouve qu’aujourd’hui la photo des danses me permet de la révivre différemment. Je connais très bien l’émotion d’être sur scène. des spectacles vivants. Je connais très bien le fait de pouvoir affronter, vivre ses propres émotions sur scène en dansant et c’est ce que j’ai ressenti. J’aime bien saisir l’émotion, les émotions sur scène pendant des spectacles de danse.

0:16:35 – Julien GERARD – Tu faisais quoi comme type de danse ?

0:16:36 – Valentina Benigni – J’ai fait de la danse classique et de la danse contemporaine. Donc pas du tout de flamenco. Je sais qu’on y est arrivé. Mais pourquoi j’ai approché le flamenco ? Alors encore une fois, c’était pendant le confinement. Dès que je m’installe à Nîmes, on est confiné. J’ai récent l’envie de prendre des photos des danses, donc je regarde sur Internet. C’est bien évident que pendant le confinement, il n’y avait pas de spectacle. Quand j’ai regardé sur Internet, le seul endroit pas trop loin où il y avait encore des spectacles, c’était Madrid. Donc j’ai appris un avion, j’ai appris un ticket d’un spectacle de flamenco. En plus, je n’avais jamais pris de photos de flamenco, donc je me suis dit, pourquoi pas ? C’est un nouveau défi et ça peut être un moyen de m’éclater dans la photo de danse. Donc j’ai pris mes premières photos dans un contexte assez complexe, bien évidemment, parce que pendant le confinement, il y avait ce spectacle de flamenco à Madrid. Ils dansaient, mais ils ne savaient pas si c’était leur dernier spectacle. Donc ils dansaient comme si c’était leur dernière fois. Donc bien chargés d’émotions, bien chargés d’énergie, de passion. Déjà, le flamenco en soi, c’est un danseur assez… passionné et chargé d’émotions, mais ce moment-là, c’était assez… assez puissant. Et donc, à partir de là, je montrais même les photos à un cher ami espagnol, parce que, bien évidemment, le flamenco, c’est pas dans la culture italienne, donc je voulais pas… Je voulais être sûre que c’était pas des photos… banale. Donc je lui ai demandé s’il trouvait que les photos pouvaient être intéressantes. Il était larme aux yeux. Donc j’ai dit ok. Donc oui. Et donc je suis revenue à Nîmes. J’ai attendu le déconfinement. Longtemps. Voilà, longtemps. Et dès qu’on a été déconfiné, fin mai 2021, début juin, j’ai fait ma première exposition avec ces photos. Et c’était l’occasion de me faire connaître aussi à Nîmes et de montrer justement mes photos et de les montrer comme des photos d’art. Je ne savais pas du tout le fait que ça aurait pu être… Je l’ai fait un peu comme un… Si tu veux, c’était une expérience que je voulais vivre, mais je ne l’ai pas fait avec un objectif à long terme.

0:19:27 – Julien GERARD – – Il n’y avait pas encore de livre de prévu ?

0:19:29 – Valentina Benigni – – Non, non, non, c’était… En fait, à partir de ce moment-là, ça a déclenché après de nouvelles opportunités d’exposition. Et le livre….

0:19:43 – Julien GERARD – Alors je vais t’arrêter, on ne va pas parler du livre.

0:19:45 – Valentina Benigni – Tout de suite, parce qu’il y a.

0:19:47 – Julien GERARD – Un petit pan encore qu’on n’a pas abordé et je voudrais en parler avant qu’on entame la discussion sur le livre, parce que le podcast s’appelle Parlons Livre-Photo, donc tout le monde se doute, je pense, a déjà compris que tu as fait un livre sur le flamenco. Aujourd’hui, quel type de photo tu fais ?

0:20:3 – Valentina Benigni – Alors, je fais bien évidemment encore des photos des danses, j’en fais beaucoup. Mais après, j’ai à côté aussi un côté un peu plus alimentaire et constant qui est la photo d’entreprise. Donc là, je m’appuie plutôt sur mon expérience professionnelle précédente. Donc le fait d’avoir travaillé pendant 11 ans dans des grandes entreprises, J’essaie l’importance de la photo comme pour valoriser l’image de marque, pour valoriser les événements, pour après faire de la com. Donc je fais tout ça, soit des portraits d’entreprises, soit des photos d’événements pour mettre en condition les entreprises d’utiliser les photos pour leur com.

0:20:53 – Julien GERARD – Alors avec ce genre de photos, on est à des années-lumières de la photo artistique et des photos qu’on peut trouver dans ton livre. Néanmoins, alors désolé pour tes clients s’ils nous écoutent et que la réponse ne leur convient pas. Néanmoins, est-ce que tu trouves du plaisir à faire ces photos ?

0:21:7 – Valentina Benigni – Oui, parce qu’en fait, j’aime beaucoup être à l’écoute de mes clients et trouver le moyen à travers la photo de traduire leurs valeurs, leurs objectifs en termes d’écomme, en termes stratégiques, en photo. Et il y a toujours cet aspect de spontanéité, saisir la spontanéité, saisir le moment authentique. l’émotion et la fierté d’un professionnel qui parle de son travail. Pendant les séances, je pose pas mal de questions pour m’être en condition, justement, de saisir le bon moment. Les photos posées, je ne les aime pas. Je ne suis pas capable de les faire. Même pendant un shooting portrait, c’est toujours assez dynamique.

0:22:3 – Julien GERARD – Ils sont où tes clients aujourd’hui ? Tu me disais tout à l’heure que tu ne travaillais pas beaucoup sur Nîmes, finalement.

0:22:7 – Valentina Benigni – Un peu, oui. Je travaille sur Nîmes avec quelques professionnels à Nîmes, mais je travaille aussi. Ça m’est arrivé de travailler à Toulouse, à Montpellier, donc pour plusieurs entreprises. Dès qu’ils ont besoin, je sais pas, je les rejoins.

0:22:24 – Julien GERARD – Donc on va arriver maintenant sur le sujet du livre, celui pour lequel on est ensemble tous les deux aujourd’hui en train d’enregistrer. Donc suite à tes multiples expos sur la danse flamenco, tu décides de faire un livre. Comment ça se passe ? C’est quoi le processus ? Comment on en vient à se dire je vais faire un livre ? C’est pas rien !

0:22:43 – Valentina Benigni – Alors, justement, pendant les expositions, tout le monde… pas mal de personnes m’ont demandé… Vous n’avez pas un livre ? Parce que là, j’aimerais bien… J’aime beaucoup votre travail, mais je ne peux pas partir avec mon photo. Surtout, ça m’est arrivé à Arles. J’ai exposé pendant les rencontres de la photo dans le programme OFF en 2021. Arles, justement, pendant les rencontres de la photo, il y a pas mal de personnes qui passent. On parle d’une centaine de personnes par jour. Et il s’agit surtout de touristes. Ils ne veulent pas des gros photos à emballer droite à gauche. Voilà. Et donc, en fait, c’était une graine qui était posée dans ma tête. Petit à petit, je me suis dit, effectivement, j’ai une tonne de photos de flamenco. Et à chaque exposition, j’en tire des nouvelles pour mettre en condition de découvrir de nouvelles photos. Et dans mon ordinateur, il y en a beaucoup, plus en plus, ceux que j’expose. — Je crois qu’on est tous pareils. — Voilà. Et donc au bout d’un moment je me suis dit pourquoi pas faire un livre. Sauf que le livre, pour qui fait des photos d’art, on a toujours peur que le rendu sur le papier ne soit pas optimal. Et donc je me suis intéressée, j’ai découvert qu’il y avait Scourbiak. Voilà, encore eux. Et qui, justement, proposait des papiers des Beaux-Arts, un processus de tirage avec des encres pigmentaires. Donc, ce n’était pas le livre photo imprimé numérique sur Internet. C’était une qualité bien différente. Et je les ai contactés en septembre 2022. Et on a parlé du projet, ils m’ont dit « Ok madame, vous voulez faire ce livre pour quand ? » Je dis « Bah pour Noël ! » Ils m’ont dit « Bah Noël 2023 ! » Je dis « Non non, 2022 ! » Ils m’ont dit « Mais 2022, c’est demain ! » Je dis « Oui, exactement !

0:25:14 – Julien GERARD – Bah non, il manque encore trois mois !

0:25:18 – Valentina Benigni – » Exactement et j’ai bien vu parce que c’était en fait bon on a fait un rétro planning et finalement j’avais je sais plus si deux semaines pour compléter la maquette etc et donc… Ça fait short. Ça fait short, bah j’avais aussi le temps de la nuit hein donc… 4 semaines finalement. Exactement, donc ouais c’était un plus entre le choix des papiers, le choix de la maquette.

0:25:49 – Julien GERARD – T’as quand même dit ok alors pour.

0:25:50 – Valentina Benigni – Faire un grand 2 semaines. Oui, oui, oui. Moi j’aime bien les défis.

0:25:56 – Julien GERARD – Tu te mets la pression.

0:25:58 – Valentina Benigni – Surtout que j’avais ce projet, je ne voulais pas vivre, encore une fois, l’échec. Je ne voulais pas décaler. Je n’arrivais pas à me projeter si loin d’ici un an. Je suis plutôt dans le présent. J’ai en tête un projet, je veux le réaliser tout de suite. Et je m’y suis mise. Finalement, en novembre, il est sorti. J’ai même fait une campagne de crowdfunding.

0:26:27 – Julien GERARD – Oui, j’allais y venir.

0:26:28 – Valentina Benigni – Ah, pardon.

0:26:29 – Julien GERARD – Ah non, mais c’est bien, si tu me voles les questions, c’est bien.

0:26:33 – Valentina Benigni – Oui, parce qu’en fait, je me disais, c’est mon premier livre, je n’ai jamais fait un livre, est-ce qu’il y aura un public intéressé ? Et parce que c’est bien que j’ai un projet en tête, mais vu que si on imprime un livre, on en imprime quelques copies. Donc après, il faut les vendre aussi. Et donc, j’ai fait une campagne de crowdfunding et je suis arrivée à collecter plus de ce que j’avais prévu. Et donc, finalement, j’ai pu l’imprimer, j’ai pu le proposer.

0:27:14 – Julien GERARD – Oui, j’ai vu ça, 112%.

0:27:14 – Valentina Benigni – Oui, c’est ça, 112%.

0:27:17 – Julien GERARD – C’est une belle campagne. Donc tu as mené de front la conception de la maquette, la campagne de crowdfunding.

0:27:23 – Valentina Benigni – Oui.

0:27:24 – Julien GERARD – En sachant que les deux sont hyper chronophages et angoissants.

0:27:27 – Valentina Benigni – Oui c’est ça, j’ai mené toute la partie de conception de maquettes en parallèle, pour mettre en condition aussi pendant la campagne du crowdfunding d’avoir une idée du rendu du livre. Et après je dis, si je n’arrive pas à arriver au 100%, on reste avec la maquette, mais on ne l’imprime pas. J’étais un peu stressée, je ne te cache pas. Et finalement ça s’est très bien passé.

0:27:58 – Julien GERARD – T’as imprimé combien d’exemplaires ? 500. Et avec la campagne crowdfunding t’es arrivé à les financer ou t’as dû rallonger ?

0:28:4 – Valentina Benigni – Non, non, non. Mon idée c’était de récolter un nombre minimum pour me donner assez de confiance pour l’imprimer et après pour développer le projet. Après, pendant la campagne du crowdfunding, ils avaient bien évidemment la possibilité d’acheter en pré-vente le livre ou bien de faire des dons. Il y a eu aussi énormément de dons. Des gens qui ont juste voulu financer le projet et croire en moi sans forcément prendre la copie.

0:28:42 – Julien GERARD – Des gens que tu connaissais ?

0:28:44 – Valentina Benigni – Alors oui, il y a pas mal de personnes que je connaissais, mais aussi des gens que je ne connaissais pas.

0:28:51 – Julien GERARD – Ok. Et comment ils sont tombés sur toi, les gens que tu ne connaissais pas du coup ?

0:28:55 – Valentina Benigni – Ah, ça je n’en sais pas. Alors peut-être aussi via les réseaux sociaux. Le mystère d’Internet. Ouais, peut-être aussi, si j’ai bien compris, il y a pas mal de gens qui suivent le projet sur Ulule et qui participent au projet qui les intéresse le plus.

0:29:11 – Julien GERARD – On va revenir sur la conception de la maquette. Tu as fait ça toute seule ?

0:29:15 – Valentina Benigni – Non, alors je me suis fait aider par les professionnels d’Escorbiac. que je remercie énormément parce que, franchement, ils ont compris tout de suite, un peu comme Nico dit, que je suis artiste dans la tête. Donc, j’avais des idées qui sortaient un peu du lot. Déjà, je dis, je veux bien deux papiers différents. Un papier pour les photos couleurs, l’autre pour les photos noirs et blancs. Et mon team, on n’a jamais fait ça. Bah voilà, il y a toujours une première fois, pourquoi pas ? Et après, voilà, je voulais quelque chose d’assez puré, assez clean, pour donner vraiment de la valeur aux photos.

0:30:1 – Julien GERARD – Comment vous avez travaillé ensemble ? Ils faisaient la maquette, on va dire, sur le logiciel InDesign, j’imagine, et toi tu leur donnais la disposition des photos et tout ça, ou c’est toi qui faisais une première maquette et après ils mettaient ça au propre ?

0:30:14 – Valentina Benigni – – Non, non, ils me faisaient des propositions. Après, le fait d’utiliser deux papiers différents, ça voulait dire mettre dans un certain ordre les photos.

0:30:27 – Julien GERARD – – Oui, j’ai livré.

0:30:28 – Valentina Benigni – – Donc, c’est-à-dire qu’on travaillait par cahier. Donc, il y avait le cahier noir et blanc, le cahier couleur et en plus, j’ai décidé de les alterner.

0:30:41 – Julien GERARD – Bah oui, sinon c’est trop facile.

0:30:43 – Valentina Benigni – Donc en plus on avait sept cahiers, donc c’était impair, donc fallait déjà choisir. Non, je savais qu’il y avait plus de photos en noir et blanc et donc on les a organisées comme ça. Après, même pour la couverture, vu que le titre à Luz Flamenca, je voulais le titre brillant, mais sur une couverture mat. Donc bon, c’est pour ça que je les remercie énormément, parce qu’ils ont eu pas mal de patience avec moi.

0:31:15 – Julien GERARD – Je pense qu’ils ont l’habitude des demandes loufoques. Je vous invite à retourner dans les vieux épisodes du podcast. Il y a un épisode avec Gérard Bessières. Je pense que c’est lui qui les a le plus titillés, poussés dans leur retranchement chez Scourbiac. Lui, il voulait un dégradé de brillance sur la couverture.

0:31:34 – Valentina Benigni – Tu vois le truc. Ils ont réussi.

0:31:39 – Julien GERARD – – C’est une question que je voulais te poser justement, le choix des deux papiers, ça complique les choses parce que déjà choisir un papier parmi leurs je crois 2000 références, c’est compliqué en choisir.

0:31:53 – Valentina Benigni – Deux… – Ouais, surtout qu’il faut… À chaque impression, justement, vu qu’ils utilisent des encres pigmentaires, en fonction du papier, ils s’adaptent l’encre, donc l’impression. Donc je me suis déplacée le jour de l’impression dans le Tarn, où ils sont, pour voir tout ça. Et c’est vrai que ce n’était pas forcément facile pour eux, mais ils sont des pros.

0:32:26 – Julien GERARD – Et tout ça en 15 jours.

0:32:28 – Valentina Benigni – Alors non, 15 jours, c’était plutôt la préparation du livre. Après, ça a pris un peu plus de temps pour l’impression, etc. Mais c’est vrai qu’à novembre, elle était prête. Donc, on a fait tout ça en deux mois.

0:32:44 – Julien GERARD – Comment tu as procédé pour l’éditing des photos ? Parce que tu disais tout à l’heure que tu en avais encore plus dans ton ordinateur que ce que tu as déjà exposé. Tu as trié parmi combien de photos ?

0:32:56 – Valentina Benigni – Alors, nombre total, je ne sais pas te dire, mais on parle de quelques milliers. Dans le livre, elle est née à 80, 80 photos. Donc, oui, c’était compliqué.

0:33:11 – Julien GERARD – En plus toi tu peux pas éliminer celles qui sont floues par défaut parce que tu disais tout à l’heure que tu faisais de la pause longue, ce que Nico ne comprend pas du tout d’ailleurs.

0:33:20 – Valentina Benigni – Oui justement, alors j’adore la pause longue parce que c’est une façon de saisir le mouvement. Donc dans mes photos, il y a des photos bien figées et un peu plus entre guillemets statiques. Mais il y a des photos aussi où on a un point bien net et le reste un mouvement. Et ça, ça me permet de transmettre le mouvement d’un spectacle de danse et de jouer un peu sur la créativité pendant la prise de vue.

0:33:53 – Julien GERARD – T’as combien de photos dans le livre? 80. 80, comment tu es arrivée à ces 80 là ?

0:34:3 – Valentina Benigni – – Je ne te cache pas que j’ai choisi un fond avec mon estomac. Non, j’ai choisi un peu celle qui me parlait plus, qui parlait… En fait, pour moi, dans les photos, j’exprime des émotions. Donc, je raconte des émotions qui sont… Il y a des émotions qui sont exprimées par la danse, mais qui racontent, si tu veux, un langage universel qui peut parler à tout le monde, au-delà du fait que le moyen soit la danse. Et donc, j’essaie que derrière chaque photo, il y a une émotion que je veux faire passer. Et celles que je trouvais un peu plus fortes, je les ai incluses dans le livre.

0:34:50 – Julien GERARD – Alors, je t’ai demandé de choisir cinq photographies pour m’en parler. Oui. Il y en a une qui est page 19. Oui. Alors, c’est le moment où je vais te faire un petit peu de com’ pour ton livre. Donc, si vous ne l’avez pas, c’est bien de l’acheter maintenant et de reprendre l’épisode une fois que vous avez le livre en main. Et si vous ne comptez pas l’acheter parce que vous n’avez pas l’argent ou d’autres On comprend tout à fait, les photos sont visibles sur les notes de l’épisode sur le site. Donc la première photo dont on va parler, c’est une photo qui est page 19. C’est un gros plan sur des chaussures d’une danseuse, j’imagine. Tu nous parles un peu de cette photo, pourquoi tu l’as choisie ?

0:35:32 – Valentina Benigni – Alors j’ai choisi d’un côté justement il y a ce dont je te parlais tout à l’heure de la pose longue, donc il y a le pied bien net, il y a le mouvement de la robe. Alors l’histoire des photos des pieds, on en trouverait pas mal pendant mes expositions et même dans le livre. Et le choix des pieds, c’était parce qu’enfois, une personne qui est venue voir mon exposition m’a dit « Ah bah ouais ok, c’est normal que vos photos transmettent autant d’émotions, parce que regardez les grimaces qu’ils font les danseuses. » Ah j’ai dit ben, donc les émotions c’est que dans le visage ? Ben voilà, c’est des danseuses de flamenco, font toujours des grimaces. J’ai dit ben ok, alors on passe au pied. Et j’aime beaucoup cette photo parce qu’il y a ce mouvement de la robe, les couleurs en plus que je ne choisis pas, parce que c’est bien évidemment pendant des spectacles, donc je suis totalement aveugle de la scène, des choix du spectacle, etc.

0:36:45 – Julien GERARD – Les couleurs qu’on voit c’est l’éclairage j’imagine ?

0:36:48 – Valentina Benigni – Voilà, l’éclairage. Et je trouvais ce choix des couleurs et en plus ce mouvement me parlait beaucoup.

0:37:0 – Julien GERARD – La photo suivante, c’est page 54. J’adore cette photo.

0:37:6 – Valentina Benigni – Alors, cette photo, encore une fois, ce sont toutes les photos prises sur scène, donc dans le vif. Et je trouvais, alors ça, c’est un spectacle que j’adore, d’une danseuse qui s’appelle Anna Morales et qui, bon, on la voit cachée. Donc, on voit juste un peu ses pieds et on voit cette robe. qui, dans ce mouvement, on a l’impression presque que c’est en fleurs.

0:37:33 – Julien GERARD – Oui, une robe hyper complexe.

0:37:36 – Valentina Benigni – Oui, voilà, une robe hyper complexe avec laquelle elle joue sur scène. C’est un exemple de photos qui sont un peu plus abstraites et qui puissent faire voyager un peu le spectateur.

0:37:58 – Julien GERARD – Au niveau de la prise de vue, est-ce que c’est le genre de photo, comment dire, moi par exemple il y a des photos, je sais au moment où je déclenche que j’ai une photo qui va sortir du lot, est-ce que c’est le genre de photo où tu l’as su au moment où tu déclenchais ?

0:38:11 – Valentina Benigni – Oui.

0:38:11 – Julien GERARD – Elle est assez incroyable.

0:38:13 – Valentina Benigni – Oui. Moi, ce que j’adore justement dans la photo des danses et le fait d’avoir dansé pendant longtemps, ça me permet de rentrer dans le rythme de la musique. Et je ne connais pas la chorégraphie. Je ne connais pas comment elles vont se déplacer, comment elles vont bouger.

0:38:32 – Julien GERARD – C’est la surprise totale alors ?

0:38:34 – Valentina Benigni – C’est la surprise totale. Donc la seule façon que j’ai d’anticiper le moment, c’est de rentrer dans le rythme, de suivre ce qu’ils font, de clincher au bon moment.

0:38:45 – Julien GERARD – Est-ce que ça t’arrive de rater une photo ?

0:38:48 – Valentina Benigni – Oui.

0:38:48 – Julien GERARD – Et du coup de retourner à une représentation ?

0:38:50 – Valentina Benigni – Non.

0:38:51 – Julien GERARD – Pour capter un moment que t’as… Non.

0:38:52 – Valentina Benigni – Je me dis de toute façon la représentation c’est un oufois. Donc si c’est raté, c’est raté, c’est pas grave. Ça veut dire que c’est pas la photo. Mais il y en a d’autres.

0:39:3 – Julien GERARD – Suite photo suivante, page 65. Alors.

0:39:8 – Valentina Benigni – La photo 65, je l’aime beaucoup. D’ailleurs, généralement pendant les séances, les spectacles, justement, je ne décide pas non plus l’emplacement.

0:39:19 – Julien GERARD – Le tien.

0:39:20 – Valentina Benigni – Oui, le mien. Parfois, je suis placée à un endroit où je ne peux pas bouger. Parfois, j’ai la possibilité de me déplacer. Et pendant ce spectacle, j’ai eu la possibilité d’aller sur scène, cacher derrière. un point de vue un peu différent. Et cette photo, je l’ai prise parce que j’aime beaucoup aussi mettre en valeur la sensualité des femmes. On ne se focalise pas forcément pendant un spectacle de danse sur le dos d’une femme, sur ses courbes. Je trouve que cette photo met vraiment en valeur aussi la sensualité des femmes.

0:40:8 – Julien GERARD – Tu parlais de ton placement justement, comment ça se passe sur un concert, enfin sur un spectacle de danse ? Est-ce que c’est comme dans les concerts où on dit bon bah vous avez le droit d’être là pendant les trois premiers morceaux, pas de flash, c’est comme si, c’est comme ça ou non t’es un peu plus libre ?

0:40:24 – Valentina Benigni – Comment ça se passe ? Alors déjà, pas de flash et il faut enlever aussi le bruit de l’appareil photo. Il faut enlever l’illumination de l’écran et de l’AF. Donc il faut vraiment ne pas avoir…

0:40:44 – Julien GERARD – — C’est encore pire que les concerts en fait.

0:40:49 – Valentina Benigni – La plupart des fois, on est placé à un endroit précis. Il y a des bancs qui sont placés à côté de la scène et on ne peut pas bouger. On ne peut même pas se lever, c’est assise, tu ne peux pas bouger. Tout ça parce que si tu es face à la scène, tu ne peux pas déranger le public. parce que tu vas être justement, tu vas être entre le public et la scène. Donc là, voilà, c’est assez complexe.

0:41:22 – Julien GERARD – Et les autres photographes qui sont à côté de toi, ils sont là pourquoi ? C’est de la presse ou il y.

0:41:26 – Valentina Benigni – En a qui ont des projets ? Soit de la presse, oui ben il y a les deux. Tu es l’extraterrestre du lot. Alors moi je suis un peu l’extraterrestre du lot, sur mes vins d’ailleurs. Ah oui, il y a pas mal de photographes qui font ça pour la presse.

0:41:41 – Julien GERARD – Et t’as un peu le temps de discuter avec eux avant ou après ?

0:41:44 – Valentina Benigni – Oui toujours, moi j’aime bien échanger avec les autres photographes.

0:41:48 – Julien GERARD – Et quand tu parles de ta démarche ?

0:41:50 – Valentina Benigni – Ben alors il y a pas mal qui sont venus, qui me suivent, qui viennent voir mes expositions et qui sont admiratifs de mon processus un peu artistique, de la façon que j’ai de valoriser la danse et de valoriser le mouvement surtout.

0:42:12 – Julien GERARD – Ok, alors la suivante, c’est page 72. Donc on a une femme avec une robe à poids blanc.

0:42:19 – Valentina Benigni – Ouais, alors un réel était à la couleur, cette robe était verte.

0:42:23 – Julien GERARD – Alors moi je déteste le vert, je suis très content que tu ne l’aies pas sans noir.

0:42:29 – Valentina Benigni – Alors cette photo, je suis vraiment… C’est une de mes premières photos, je l’ai saisie justement à Madrid lors de ce premier spectacle de Flamenco. et donc j’adore cette photo et cette danseuse qui a vraiment dansé en plus avec cette robe verte qui cette robe verte qui signifiait l’espoir en ce moment de confinement. Cette photo représente un peu la confiance dans l’avenir. Le fait qu’elle soit penchée en arrière, qu’elle ne regarde pas devant, pour moi, elle est assez forte.

0:43:22 – Julien GERARD – Ça me fait penser à une question, comment tu choisis qu’une photo va être en couleur ou en noir et blanc ? Est-ce que c’est au moment de la prise de vue où tu le sais ou c’est après que tu décides ?

0:43:33 – Valentina Benigni – Ça peut arriver à deux moments, la plupart des fois c’est au moment de la prise de vue. Mais sinon ça peut arriver aussi en post-production. Pour moi ça dépend aussi en la couleur, est-ce que ça apporte une valeur ajoutée ou pas. Si c’est en question de lignes, de composition, pour moi c’est noir et blanc. Parce que c’est plus impactant et t’as pas la distraction de la couleur.

0:44:1 – Julien GERARD – Ok. Et quand t’as fait l’editing pour le livre, ça a été compliqué j’imagine de faire les choix entre la couleur et le noir et blanc parce que c’est très difficile je trouve de mélanger les deux dans un livre, dans un ouvrage.

0:44:14 – Valentina Benigni – Oui, en même temps, moi, j’aurais pas pu…

0:44:20 – Julien GERARD – Trancher était impossible.

0:44:21 – Valentina Benigni – Ouais, j’aurais pas pu. J’adore le noir et blanc, j’ai une préférence pour le noir et blanc, mais je trouve qu’il y a des photos à couleur qui sont assez puissantes, qu’il fallait montrer, c’était mon premier livre. Peut-être un deuxième, je ferais peut-être qu’un noir et blanc. Mais le premier, non.

0:44:42 – Julien GERARD – La première photo dont on parlait, la deuxième pardon, qui est page 54 avec la robe jaune en noir et blanc, ça aurait été dommage je pense, non ?

0:44:50 – Valentina Benigni – Voilà.

0:44:50 – Julien GERARD – Ouais, on est d’accord. La dernière photo de la série, c’est la photo qui est page 74, donc on a une danseuse de double.

0:44:59 – Valentina Benigni – Alors, cette photo, je l’adore. C’est un peu une photo qui représente mon évolution. Donc, j’ai vécu de plus en plus vers ce type de photos qui sont un peu plus… Comment dire ? Je ne sais pas.

0:45:20 – Julien GERARD – Je coupe au montage, donc prends ton temps.

0:45:24 – Valentina Benigni – Il n’y a aucun souci. C’est comme une ligne. Je ne sais pas s’il y a un terme en français pour dire ça.

0:45:38 – Julien GERARD – – En italien ?

0:45:40 – Valentina Benigni – Mes amies d’Issois me font la traduction. – C’est un peu stylisé. C’est une photo assez stylisée. Je vais de plus en plus voir ce type de photo.

0:45:52 – Julien GERARD – – Tu parles de stylisé, tu parles des vêtements ou plutôt des lignes ?

0:45:56 – Valentina Benigni – – Des lignes, finalement du rendu de la photo finale.

0:46:0 – Julien GERARD – Tous les lignes directrices, alors la composition…

0:46:3 – Valentina Benigni – Oui, c’est en question plutôt de composition, de contraste. Je vais de plus en plus voir des photos en noir et blanc qui sont très contrastées. Il y a des lignes assez stylisées et qui laissent plus d’espace à l’interprétation à la personne qui les regarde. Et en même temps, il y a le mouvement.

0:46:25 – Julien GERARD – Là c’est une photo d’une personne qui est en mouvement ?

0:46:27 – Valentina Benigni – Ouais, elle est en train de tourner.

0:46:30 – Julien GERARD – Et c’est quoi la partie qu’on voit qui fait une ligne diagonale ? Attends, je tourne l’ordinateur, je compris ça au montage.

0:46:39 – Valentina Benigni – Ben ça justement, c’est les perles de sa veste.

0:46:44 – Julien GERARD – D’accord.

0:46:44 – Valentina Benigni – Donc elle, elle est en train de tourner sur elle-même. Et donc justement le mouvement, tu l’aperçois juste de là et déplie dans sa jupe.

0:46:54 – Julien GERARD – La photo est intéressante parce que justement on ne comprend pas tout et on se pose plein de questions en la regardant. Et moi j’aime bien parce qu’il y a cet effet clair-obscur avec sa robe dans la partie en bas à droite qui est claire d’un côté, sombre de l’autre, du coup on a une ligne verticale. On a cette ligne en diagonale avec les mouvements du haut des habits, des vêtements. Et après on a cette ligne horizontale avec le chapeau.

0:47:19 – Valentina Benigni – Et tu vois aussi la boucle oreille horizontale. Oui qui est à l’horizontale aussi d’ailleurs. Donc elle est en train de tourner. Alors là c’est en question aussi des chances parce que tu vois bien, moi j’étais placée, je ne pouvais pas bouger, j’étais assise. Et elle, elle était en train justement de danser, de tourner sur elle-même, avec juste une lumière blanche qui arrivait de la droite, et donc j’ai pu saisir cette photo. Si j’étais placée ailleurs, j’aurais pas pu.

0:47:48 – Julien GERARD – Est-ce que c’était une photo que tu voyais arriver, ou vraiment c’est au déclenchement, après que t’as vu que t’avais eu.

0:47:53 – Valentina Benigni – De la chance ? Elle avait déjà tourné en fois, donc si tu veux, je l’ai vu arriver. Juste le temps de baisser un peu la vitesse pour pouvoir avoir ce mouvement un peu flou, comme Nico dirait, et donc saisir le mouvement.

0:48:17 – Julien GERARD – Est-ce que c’est un traitement, le clair-obscur de la photo que tu as voulu ou c’est vraiment à la prise de vue ?

0:48:22 – Valentina Benigni – C’est à la prise de vue. Pour moi la créativité c’est pendant la prise de vue. Je ne sais pas si c’est une question du fait que j’ai commencé en Argentique mais pour moi la post-production C’est vraiment hyper simple, hyper rapide. Tu fais quoi ?

0:48:45 – Julien GERARD – Correction de contraste, un peu de lumière, couleur ?

0:48:47 – Valentina Benigni – Oui, c’est la seule chose que je fais. Sinon c’est une photo ratée, c’est pas grave. Aujourd’hui avec les appareils photo numériques, on recommence, on peut prendre un millier de photos, on n’a pas la limite de la pellicule.

0:49:2 – Julien GERARD – 80 photos, tu disais, dans le livre.

0:49:6 – Valentina Benigni – Oui. Combien de flous ? Je pense un peu plus de la moyenne.

0:49:12 – Julien GERARD – Il y a un collectif qui s’appelle Tendances Flous, il tirerait bien peut-être.

0:49:18 – Valentina Benigni – Ah ouais ? Bah voilà, je vais me renseigner.

0:49:21 – Julien GERARD – Pauvre Nico, quand il écoutera cet épisode, il sera traumatisé.

0:49:24 – Valentina Benigni – Oui, je pense, je pense. Mais il a eu les livres, il a bien aimé. Il est dans son studio.

0:49:31 – Julien GERARD – Il trône parmi les livres des copains.

0:49:33 – Valentina Benigni – Oui, c’est ça. Voilà, donc toutes les photos qui ont été sélectionnées sont toutes des photos à tirage limité. Moi, je m’arrête à 10 exemplaires pour chaque photo. 10 exemplaires ? Oui, pas plus. Ah, c’est serré, serré. Bah encore, j’avais même pensé de faire des tirages uniques, parce que déjà, tu vois, par rapport à un tableau, on a déjà l’opportunité de tirer plusieurs exemplaires. La loi prévoit jusqu’aux 30 exemplaires signés numérotés. Moi, je m’arrête à 10. Et déjà, la plupart des photos, les photos les plus vendues, je suis à 2, 3 tirages. Donc le temps d’arriver à 10, Tu.

0:50:20 – Julien GERARD – Les vends comment ? Par quel billet ?

0:50:23 – Valentina Benigni – Alors, la plupart des fois, c’est lors des expositions. Parce que le fait aussi de voir le tirage. Moi, j’utilise un papier des Beaux-Arts. On l’imprime aussi avec des encres pigmentaires. Le rendu est super mat, très profond, c’est magnifique. Et le fait de le montrer et de voir le rendu dans la vie aussi, en personne, de l’acheter plutôt que sur Internet. Mais il y a aussi la boutique en ligne que petit à petit commence à marcher aussi.

0:50:55 – Julien GERARD – – Tu vas nous donner les liens tout à l’heure.

0:50:57 – Valentina Benigni – – Avec plaisir.

0:50:58 – Julien GERARD – – Je crois que tu es assez douée sur Instagram.

0:51:0 – Valentina Benigni – – Alors, peut-être que je l’étais, mais mon ancien compte a été fermé, dont j’avais 42 500 abonnés, a été fermé d’un coup.

0:51:11 – Julien GERARD – – Pourquoi ils l’ont fermé ? C’est toi ou c’est ?

0:51:14 – Valentina Benigni – – Non, alors apparemment j’étais signalée. Pendant la même semaine, lors d’une exposition que j’ai faite, j’ai eu des menaces par téléphone. Sympa. Sympa. J’ai retrouvé des affiches de mon exposition en cours brûlées devant la porte de chez moi. Ils m’ont fermé le compte Instagram et j’ai eu une mise en demeure pour quelque chose que je n’avais pas fait. Donc je pense que la concurrence n’a pas trop aimé. Quelqu’un s’est senti menacé, je n’en sais rien, mais il y a eu un moment qui m’a…

0:51:56 – Julien GERARD – C’est assez violent quand même.

0:51:58 – Valentina Benigni – Oui, c’était un…

0:52:0 – Julien GERARD – C’est pas anodin, les attiches brûlées et mises devant chez toi, donc la personne sait où tu habites.

0:52:5 – Valentina Benigni – Exactement. Ça m’a fait flipper et c’était six mois après mon démarrage. Ça m’a mis pas mal en difficulté. Instagram, je l’utilisais justement pas mal. J’avais environ 2500 abonnés. Le fait de perdre un compte aussi important, c’est aussi que tu perds les contacts tout d’un coup. Je ne me souvenais pas forcément de l’identifiant des gens avec lesquels j’ai changé, donc je n’ai pas pu les récupérer. J’ai essayé pendant huit mois de récupérer mon compte. Mais apparemment, il y a des bots automatiques et ça suffit qu’il y a 5 signalements sur un compte Instagram, il y a un bot qui ferme le compte.

0:52:50 – Julien GERARD – 5 ?

0:52:51 – Valentina Benigni – Ouais.

0:52:52 – Julien GERARD – Vous n’avez pas beaucoup ? C’est très facile de créer 5 comptes et d’aller signaler 5 fois un compte juste pour… Voilà. C’est incroyable. Moi, de toute façon, je suis un partisan de la newsletter, les emails, il n’y a que ça de vrai.

0:53:6 – Valentina Benigni – Oui mais en plus sur Instagram on échange avec plein de personnes sans forcément avoir le numéro de téléphone ou l’adresse mail.

0:53:13 – Julien GERARD – Oui parce qu’on n’a pas le nom et le prénom parfois.

0:53:16 – Valentina Benigni – Exactement et du coup voilà pendant huit mois j’ai essayé de le récupérer j’ai pas pu et donc là j’ai créé un autre mais je redémarre doucement je suis à 300.

0:53:26 – Julien GERARD – J’ai l’impression que c’est devenu plus dur en 2023.

0:53:30 – Valentina Benigni – Oui, c’est plus compliqué. Et en tout cas, j’ai perdu.

0:53:38 – Julien GERARD – Cette histoire est incroyable. Il y a une telle concurrence dans le milieu de la photographie.

0:53:44 – Valentina Benigni – Alors ça, je ne sais pas si c’était en question de photos d’art, des photos de flamenco, je n’en sais rien. Surtout que je n’ai jamais piqué la place à quelqu’un quand j’ai fait mes expositions. J’ai trouvé l’endroit, voilà, j’ai exposé mes photos, voilà.

0:54:5 – Julien GERARD – Ok, incroyable. On va aborder un sujet plus sympa et plus joyeux. Donc en septembre, tu décides de faire un livre. Tu te fais livrer. Comment ça fait quand on ouvre le premier exemplaire ? Qui sont bons l’encre fraîche et le papier ?

0:54:21 – Valentina Benigni – Alors sur ça, j’ai fait une vidéo sur les réseaux sociaux. J’ai filmé l’arrivée de la palette. Et l’ouverture du premier carton, j’ai pleuré comme une gamine. Mon esprit italien est sorti d’un coup. C’était assez… C’était une émotion assez forte de toucher le livre, de voir le rendu. C’était incroyable. C’était incroyable. Une émotion assez forte. Après, je suis passée tout de suite à regarder ce que j’aurais pu faire mieux, voilà, un détail que j’avais raté. Mais voilà, après c’est normal, c’est mon perfectionnisme qui parle.

0:55:8 – Julien GERARD – – Je crois qu’on est tous un peu comme ça, les photographes. Et je vais te poser une question auxquelles tu n’auras peut-être pas envie de répondre, mais j’ai très envie que tu répondes. Qu’est-ce que tu changerais ?

0:55:18 – Valentina Benigni – Alors je changerais… Alors tout le monde m’a fait remarquer, par exemple en couverture, mon nom de prénom est écrit Troupreti, il n’est pas visible, il n’est pas lisible. Je le comprends effectivement, peut-être je pourrais choisir une autre police. parce qu’après les gens se disent ouais c’est bien le livre mais finalement on ne retient pas ton nom. Et déjà c’est un nom étranger. Donc c’est pas… – Alors moi ça.

0:55:51 – Julien GERARD – Ne me perturbe pas parce qu’à Nice les noms italiens… – Ouais mais alors.

0:55:56 – Valentina Benigni – Déjà mon nom de famille personne ne sait le prononcer donc c’est un peu compliqué.

0:56:0 – Julien GERARD – – Est-ce que je l’ai bien prononcé du coup ?

0:56:2 – Valentina Benigni – – Oui, presque. – Presque ?

0:56:4 – Julien GERARD – Ça se prononce comment en vrai ?

0:56:6 – Valentina Benigni – – Parce qu’il y a le nge, benigni, nge comme en montagne. Alors vous l’avez le son en français, mais il y a le double i qui gêne, donc c’est un peu compliqué. Non et après, une chose que je regrette de n’avoir pas fait, c’est les remerciements. J’ai remercié bien évidemment les danseurs, mais je n’ai pas fait la liste des théâtres qui m’ont permis de prendre ces photos. Et ça je le regrette un peu parce que c’est vrai que c’est grâce à eux que j’ai eu l’opportunité de prendre ces photos. Donc voilà, ça la prochaine fois… —.

0:56:49 – Julien GERARD – On t’a fait la remarque ou ça c’est à toi ?

0:56:51 – Valentina Benigni – — Oui, oui, on m’a fait la remarque.

0:56:53 – Julien GERARD – — Ah ça c’est pas cool.

0:56:54 – Valentina Benigni – Non, et je me suis excusée, vous avez raison. En fait, voilà, moi la maquette, je l’ai faite justement en deux semaines. C’était mon premier livre, c’est pas une justification, mais c’est une explication du fait que c’est sûr qu’on rate quelque chose. Après, l’autre chose, alors j’ai choisi, c’était un choix de ne pas mettre les titres de mes photos pour ne pas influencer le spectateur. et le laisser libre de voir ce qu’il voulait. Mais finalement, je ne sais pas si dans le prochain, je mettrai des titres parce que je trouve qu’au contraire, ça peut apporter quelque chose de plus dans la compréhension de ce que j’ai voulu choisir. C’est toujours des titres un peu complexes.

0:57:48 – Julien GERARD – Je voudrais revenir sur les théâtres. Alors on coupera au montage si jamais tu veux pas ou peux pas. Tu as la liste de tous les endroits où tu as fait des photos ?

0:57:56 – Valentina Benigni – Oui bien sûr.

0:57:57 – Julien GERARD – C’est le moment de les remercier alors tu nous lis cette liste ?

0:58:1 – Valentina Benigni – Alors, sûrement le théâtre flamenco de Madrid, le théâtre de Nîmes. Après, il y a eu des endroits qui sont plutôt liés à des festivals. Donc, c’est le festival flamenco Arles. Après… Alors là, tous… Il y a un autre théâtre en Madrid.

0:58:32 – Julien GERARD – Ça donne une idée un peu des lieux, il y en a un paquet.

0:58:35 – Valentina Benigni – Oui, alors disons que les photos qui sont incluses dans le livre ont été prises pendant deux ans.

0:58:41 – Julien GERARD – Pendant deux ans, ok. Et sur combien de lieux à peu près, combien de déplacements ?

0:58:47 – Valentina Benigni – Je dirais une vingtaine.

0:58:49 – Julien GERARD – Ah quand même, il y a du boulot derrière.

0:58:52 – Valentina Benigni – Peut-être un peu plus parce qu’il y a des festivals, même au Théâtre du Nîmes, c’est le festival flamenco qu’ils font tous les ans depuis 35 ans. C’est un festival très important de flamenco en France. Et généralement, ça dure pendant 10 jours. Et il y a généralement un ou deux spectacles par jour. Donc… Après, ça dépend des accréditations, mais généralement, on parle de… Oui, là on parle au moins d’une quarantaine de spectacles.

0:59:25 – Julien GERARD – Ouais, ça fait du boulot. Économiquement, tu penses que tu rentabilises le travail avec la vente des livres ? En admettant que tu aies vendu les 500 exemplaires ?

0:59:38 – Valentina Benigni – Alors pas forcément. Après pour moi, ça va avec la vente des tirages.

0:59:43 – Julien GERARD – Ok.

0:59:44 – Valentina Benigni – Donc avec la vente des tirages, oui.

0:59:47 – Julien GERARD – Qu’est-ce que tu apportes le livre aujourd’hui ? Donc on enregistre, on est en octobre 2023 et le livre est sorti l’année dernière, c’est ça ?

0:59:55 – Valentina Benigni – Oui, presque il y a un an. Alors déjà, ça me permet de me faire connaître. Ça me permet aussi de garder contact avec les personnes qui viennent voir mes expositions. Et ça me permet aussi de… En fait, ça me permet après de déclencher des ventes ou des tirages. parce que la personne approche mes photos aux expositions, après il part avec le livre et quelques mois après elle m’appelle parce qu’elle est tombée amoureuse d’une photo dans le livre, peut-être qu’elle n’était pas dans l’exposition, mais il a vu la qualité des tirages et donc il m’achète une photo.

1:60:41 – Julien GERARD – C’est top.

1:60:41 – Valentina Benigni – Oui.

1:60:42 – Julien GERARD – Cercle vertueux.

1:60:43 – Valentina Benigni – Oui, c’est un cercle vertueux.

1:60:45 – Julien GERARD – Il y a avant et après le livre ?

1:60:48 – Valentina Benigni – Oui. Il y a, pour ce qui me concerne ou pour un terme professionnel ?

1:60:56 – Julien GERARD – En ce qui te concerne, en termes professionnels et peut-être même en vision sur tes futurs projets ?

1:61:3 – Valentina Benigni – Alors, mes futurs projets, j’ai réfléchi déjà à un deuxième livre. qui sera un peu le deuxième volume de cette série. Au niveau personnel, ça m’a aidé aussi à… Au niveau personnel, ça m’a aidé à voir l’accomplissement d’un projet. Ça m’a permis de passer de la prise de vue constante, penser juste à la prochaine séance photo, révision des photos, etc., à capturer un moment. tant que faire l’image, si tu veux, autant que photographe, de capturer un moment et de voir l’accomplissement même concret de mon travail. Et au niveau professionnel, encore une fois, ça m’a permis de me faire connaître même pas qu’en France, parce que justement le livre a été vendu même en Italie, en Espagne, au Luxembourg, en Belgique, donc de me faire connaître ailleurs, au-delà de mes expositions.

1:62:35 – Julien GERARD – – On te contacte aujourd’hui suite à la lecture de ton livre ?

1:62:41 – Valentina Benigni – – Oui. – Ça fait plaisir ça. – Ça c’est très touchant parce qu’il y a des personnes qui ont acheté le livre parce qu’elles ont vu l’annonce se passer sur les réseaux sociaux, qui ne m’ont jamais rencontrée, qui sont peut-être passionnées de flamingo ou simplement de photos. qui ont acheté le livre et qui après m’ont contacté par mail pour me dire qu’il est magnifique, que j’adorais, etc. Ça m’est arrivé aussi après de les rencontrer lors de quelques festivals flamenco et qui m’ont approché pour me dire « c’est moi qui vous ai acheté le livre ». Et donc ça crée aussi des belles rencontres.

1:63:20 – Julien GERARD – Et les contacts professionnels, est-ce qu’il y a une différence quand tu dis avant d’avoir fait livre, je veux faire un livre, je viens faire des photos et une fois que tu as un livre, j’ai déjà fait un livre, je vais en faire un autre, je viens faire des photos, ça change ?

1:63:33 – Valentina Benigni – Non, parce qu’après sur mes séances photo, c’est plutôt dans un autre domaine. Alors c’est vrai que là je commence, ça c’est un autre volet de mon travail, je commence à faire des photos d’art pour les entreprises. Donc je vais faire des séances photos pour les pros pour la décoration des locaux. – J’ai vu que tu parles même.

1:63:56 – Julien GERARD – De fiscalité sur ton site.

1:63:58 – Valentina Benigni – – Oui, parce que justement les entreprises ne savent pas que les photos d’art, quand elles sont signées, numérotées, sont reconnues comme œuvres d’art. Et si on les utilise pour la décoration des locaux, on peut les défiscaliser au 100%. Donc en fait, elles coûtent moins cher d’une photo IKEA. Parce que Photokéen récupère juste le 20% de TVA, et là on récupère le 100%. Donc ils vont avoir des photos d’art personnalisé qui valorisent leur travail. Donc même en termes d’images, de crédibilité, ça change tout. Et donc je fais de plus en plus de ça. Donc, pour répondre à ta question, le livre peut aider, si tu veux, aux entreprises pour comprendre un peu ma démarche. Mais après, pas forcément pour me choisir. Ils ont plutôt envie de voir ce que j’ai fait pour d’autres entreprises. Parce qu’avec les photos flamenco, ils se disent j’arrive pas à se projeter sur des photos flamenco dans leur locaux. Mais ouais.

1:65:9 – Julien GERARD – Est-ce que tu as encore quelque chose à dire sur ton livre ? Après j’ai d’autres questions et pas sur le livre.

1:65:16 – Valentina Benigni – Ok. Alors sur le livre, quoi d’autre ? Non, peut-être dire qu’il y a 112 pages. 112 pages. 80 photos, donc il y a des photos qui sont en double page. Et là, n’hésitez pas, si jamais vous achetez le livre, à bien ouvrir le livre parce qu’il est cousu, donc il ne va pas se casser. Il est bien fait ce livre. On peut bien ouvrir pour bien profiter de la photo en double page. Il y a une vingtaine d’artistes de la scène française et espagnole, des grands artistes. Alors si je peux en nommer quelques-uns…

1:66:1 – Julien GERARD – – Oui, tu peux.

1:66:3 – Valentina Benigni – C’est ton épisode. – Anna Morales, Rocio Molina… El Choro, Mathilde Anton, Ana Lapopi, Maria Moreno, des grands artistes que je vous suggère d’aller voir parce qu’ils font vraiment des créations incroyables.

1:66:29 – Julien GERARD – J’ai une dernière question qui me vient là en écoutant ton accent.

1:66:34 – Valentina Benigni – Vas-y.

1:66:34 – Julien GERARD – C’est une question qui est peut-être très stupide, mais comment ça se passe en Espagne quand il y a une petite italienne qui débarque pour faire des photos de flamenco ?

1:66:42 – Valentina Benigni – Alors, ça c’est justement assez marrant, même pendant les expositions, il y a des gens qui me disent « comment ça se fait qu’une italienne vit en France et fait des photos de flamenco ? ». Donc, tout le monde pense que je suis espagnole. Au début, comme s’il y avait un lien entre Photoflamenco et l’origine espagnole. Alors l’Espagne, ça tombe super bien parce qu’entre l’italien et l’espagnol, moi je parle l’italien, je ne parle pas l’espagnol, eux ils parlent l’espagnol, on arrive à se comprendre. Donc voilà, c’est un peu un mélange… C’est pratique. C’est pratique. Mais je veux m’y mettre aussi à l’espagnol, surtout si je continue avec les Photoflamenco, il faudra.

1:67:24 – Julien GERARD – Là, tu parles français, anglais, italien.

1:67:27 – Valentina Benigni – Oui. Alors, je parlais il y a quelques années aussi à l’allemand. Après l’allemand, si on ne le pratique pas, on oublie vite, mais… Ouais. Ouais.

1:67:40 – Julien GERARD – Désolé pour ma prof de collège, mais effectivement j’ai tout oublié.

1:67:43 – Valentina Benigni – Franchement, même si j’ai vécu un an en Autriche, j’avais appris bien l’allemand, mais franchement là… Là, tu ne nous as.

1:67:50 – Julien GERARD – Pas parlé de ce passage dans ton parcours.

1:67:52 – Valentina Benigni – Qu’est-ce que tu allais faire en Autriche ? Je suis passée en Autriche entre la fin de l’école de commerce et le début de mon activité dans la finance. Voilà, je voulais faire une espérance à l’étranger et je voulais m’y mettre avec une autre langue étrangère. J’avais décidé que l’allemand, c’était assez compliqué et bien compliqué pour pouvoir l’apprendre. Mais voilà, ça a duré un an, je suis revenue.

1:68:20 – Julien GERARD – Toi tu fais partie des photographes qui ont eu une vie bien remplie avant d’être photographe professionnel. Moi j’ai toujours pensé que c’était un métier qui était très difficile à approcher directement en sortant de l’école. C’est quoi ton avis sur la question ? Parce que j’imagine bien que ton passé t’aide et enrichit ton travail. Aujourd’hui tu parlais tout à l’heure des relations avec les entreprises avec lesquelles tu travailles. Ça c’est quelque chose qui devient, tu le disais toi-même, de ton passé. Si tu étais allée directement vers la photographie, ça serait comment aujourd’hui ? Pour toi ce serait vraiment très différent j’imagine.

1:68:57 – Valentina Benigni – Oui, il serait différent après le fait d’avoir décidé de faire ce passage à la photographie, si tu veux, à 40 ans. D’un côté, ça m’a mis face à des photographes professionnels qui faisaient ce boulot depuis déjà 20 ans. Donc moi, j’étais la stagiaire par rapport à eux, si tu veux. Mais de l’autre côté, moi, j’ai arrivé avec une expérience professionnelle des vies différentes. Et je me suis dit qu’est-ce que je peux apporter pour faire la différence, qu’est-ce qui va me différencier par rapport aux autres. Et c’est pour ça que j’ai un peu piéché dans mes expériences, donc mon expérience professionnelle qui m’avait quand même apporté des choses que j’aurais pu traduire par la photographie. Et après la danse, notre expérience personnelle plutôt. Aujourd’hui, je vois énormément de gens qui veulent approcher la photo, tout jeunes, Je sais pas, je vois, ils ont une approche plutôt, je veux faire un métier cool, il y aura quelqu’un qui va m’apprendre comment faire, mais c’est une traduction assez financière, tu vois ce que je veux dire? C’est, je veux pas trop fatiguer, je veux pas trop, voilà. Je veux quelque chose d’amusant et quelqu’un va m’apprendre comment faire de l’argent. Il n’y a pas vraiment un passion derrière.

1:70:42 – Julien GERARD – Après on a quand même, je suis d’une même avis que toi. Après il y a quand même heureusement quelques exceptions. Je pense notamment à William Keo qui était avec nous dans le collectif en même temps. Qui fait des photos exceptionnelles et qui lui a commencé tout de suite sa carrière en tant que photographe. Mais dans l’ensemble je suis relativement de ton avis. Je pense qu’il faut avoir un petit vécu avant.

1:71:3 – Valentina Benigni – Oui, un petit vécu avant, au moins avoir… Je suis de l’avis qu’il faut se spécialiser, donc trouver où tu peux faire la différence. Le photographe qui fait tout, tout secteur, tout type de photos, je n’y crois pas. Tu ne peux pas apporter vraiment quelque chose d’important quand t’es juste prêt à shooter des photos. Il y a de plus en plus aussi d’amateurs comme ça qui nous piquent aussi des prestations parce qu’ils le font juste pour 100, 200 euros pour arrondir un peu le salaire à la fin du mois. Mais après on le voit, je suis désolée, sur le rendu des photos, c’est pas pareil. Je suis un peu directe.

1:71:56 – Julien GERARD – Ah mais t’as le droit, tout le monde a son avis.

1:71:59 – Valentina Benigni – Voilà.

1:72:0 – Julien GERARD – Il y a beaucoup d’amateurs qui écoutent le podcast et j’en ai passé pas mal aussi dans les épisodes.

1:72:6 – Valentina Benigni – Bienvenue à eux.

1:72:7 – Julien GERARD – Il y en a qui font un travail qui est assez exceptionnel. Mais je pense que, en fait, tu parlais tout à l’heure de passion. Je pense que c’est la base. Que tu sois amateur ou professionnel, il faut être passionné.

1:72:18 – Valentina Benigni – T’es passionné. Alors, on était tous amateurs. Moi aussi, avant de devenir professionnelle, j’étais amateur. T’es amateur, suis tes passions. Après, tu veux le transformer en travail, tu sais d’où commencer pour le faire. Au contraire, moi justement, être amateur, c’est une opportunité. C’est une opportunité aussi de comprendre ce que tu aimes le plus photographier. Sans avoir la pression derrière financière. Exactement, t’as pas la pression financière parce que justement après tu passes au professionnel. on sait bien que faire les photos, ce n’est pas le 99% de notre temps, parce que tu rajoutes aussi la partie administrative, la partie financière, le souci justement d’arriver à la fin du mois, etc. Donc la chance, si tu veux, quand t’es amateur, c’est de dire ok, je peux… juste me concentrer sur ce que j’aime, voir aussi où je suis plus douée, où je peux avoir envie de m’améliorer, d’apprendre de nouvelles choses, profiter de faire des workshops à droite à gauche avec plusieurs personnes pour apprendre aussi des différents points de vue, des différentes façons de faire la photo. Mais après vouloir faire des prestations professionnelles tant qu’amateur, là je vous dis, allez doucement.

1:73:49 – Julien GERARD – Alors tout à l’heure, avant qu’on commence à enregistrer, pour te mettre à l’aise, je t’ai dit qu’il n’y aurait pas de questions avec des cols, mais c’est pas vrai en fait. J’ai une question, peut-être que je vais te coller ou peut-être pas. C’est des questions que je ne posais pas avant, mais j’essaye de me structurer un petit peu dans mes épisodes. Trois livres photos que l’on peut trouver dans ta bibliothèque ?

1:74:15 – Valentina Benigni – Alors, il y a un livre photo d’une photographe que j’adore, qui s’appelle Letizia Battaglia. C’était une photographe italienne qui a pris pas mal de photos, toujours en noir et blanc, de mafia. Beaucoup d’émotions, toujours dans l’authenticité, dans l’instant spontané. Photos assez fortes, mais qui racontent pas mal d’émotions et de se concentrer sur la mafia en Sicile, surtout à Palerme, dans les années vraiment chaudes.

1:75:1 – Julien GERARD – Ok, ça doit être sympa, intéressant.

1:75:3 – Valentina Benigni – Deuxième, Vivian Maier. Je l’ai aussi. C’est toujours un peu des femmes, si tu remarques. Et ça, ce n’est pas hasard non plus. Vivian Maier, qui était passionnée de photos. Elle était nounou, donc elle n’était pas photographe professionnel. Et j’adore ces photos de rue. Là aussi, dans l’instant, dans l’émotion. C’est un peu, si tu veux, les deux photographes qui m’ont le plus inspirée. Après, le troisième… Ah, j’ai du mal. Là, j’en ai deux en tête.

1:75:51 – Julien GERARD – Ah, coller.

1:75:51 – Valentina Benigni – Ah ben voilà. Deux sur trois.

1:75:54 – Julien GERARD – Ouais, deux c’est déjà pas mal. Est-ce que tu connais une personne, un photographe qui a édité un livre à me recommander pour un futur épisode ? La colle, c’est qui a fait un livre.

1:76:15 – Valentina Benigni – Ouais, voilà. C’est qui a fait un livre. Non.

1:76:20 – Julien GERARD – Moi j’aimerais bien passer Nicolas un jour dans le podcast et Nico fait un livre.

1:76:25 – Valentina Benigni – Ben voilà, ouais il devrait.

1:76:28 – Julien GERARD – Voilà donc Nico c’est toi qui est recommandé par Valentina donc il te reste à faire un livre.

1:76:32 – Valentina Benigni – Alors Nico, alors j’ai un autre photographe que j’aimerais bien lui recommander de faire un livre et c’est Gilles. Gilles Autroche.

1:76:42 – Julien GERARD – Oui qui était également dans le collectif avec nous.

1:76:45 – Valentina Benigni – Voilà, et qui fait des tirages d’art, avec qui on discute de faire un projet photo ensemble depuis des années et on ne trouve jamais le temps. Mais oui, lui, il s’était intéressé justement sur mon processus de création du livre. Je pense que c’est un des projets pour lui, mais je ne sais pas s’il est en train de réfléchir un peu plus concrètement ou pas.

1:77:14 – Julien GERARD – Aujourd’hui, pour voir tes photos, il y a ton site web, ton nouveau compte Instagram. Je mettrai les titres des livres que tu as cités tout à l’heure dans les notes de l’épisode. Je mettrai les liens également vers ton site web et ton compte Insta. Tu as des expos prévues, en sachant que l’épisode sera diffusé à début novembre.

1:77:34 – Valentina Benigni – Pas encore, il y a des endroits où on est en contact, j’attends la confirmation, donc je n’en dis rien.

1:77:45 – Julien GERARD – D’accord, donc j’invite les auditeurs à surveiller tes réseaux sociaux.

1:77:49 – Valentina Benigni – Voilà, et si vous voulez aussi vous abonner à la newsletter via mon site internet.

1:77:54 – Julien GERARD – C’est bien les newsletters.

1:77:55 – Valentina Benigni – Ouais voilà, et j’informe toujours de mes nouvelles expositions parce que là je suis en train de voir si je peux monter un peu la barre.

1:78:8 – Julien GERARD – Concernant ton livre, il coûte combien ?

1:78:11 – Valentina Benigni – Il coûte 45 euros.

1:78:12 – Julien GERARD – On peut le trouver où ?

1:78:14 – Valentina Benigni – On peut le trouver pour l’instant sur internet à l’office de tourisme d’ici à Nîmes. Il n’y a pas de magasins physiques donc il faut passer par moi. Après moi j’envoie les colis assez rapidement.

1:78:27 – Julien GERARD – Il y a un lien sur ton site pour l’acheter ?

1:78:31 – Valentina Benigni – Oui, pour l’acheter.

1:78:33 – Julien GERARD – Je suis sur le site en même temps mais je n’ai pas connecté l’ordinateur donc forcément ça ne va pas marcher. Je mettrai le lien directement aussi vers la page sur le site où on peut acheter le livre. Je te remercie beaucoup d’avoir accordé du temps, c’était très sympa. Et pour les auditeurs, je vous retrouve le mois prochain avec l’interview de David Rouge. Si tout se passe comme je le veux, il faut que je passe en Suisse pour aller le voir.

1:78:59 – Valentina Benigni – Ça t’a fait des déplacements sympas, toi aussi.

1:79:1 – Julien GERARD – En fait, lui, je vais y aller en allant voir ma famille à Strasbourg. Je vais faire un petit crochet. Il habite à côté de Lausanne. Ça me fera faire une route différente d’habitude. Ça va être sympa.

1:79:11 – Valentina Benigni – Mais toujours dans l’efficacité. Il faut bien ranger les choses pour être efficace, c’est ça ?

1:79:17 – Julien GERARD – Ouais mais disons que le podcast sur les livres photo c’est un truc qui me passionne, j’ai arrêté pendant dix mois parce que je pense que j’avais un peu trop donné, à un moment j’ai diffusé un épisode par semaine mais tu vois avec le temps de préparation pour caler les rendez-vous. enregistré, on en a pour sa bousille matinée en général, derrière il y a le temps de montage, communiquer, je me suis épuisé sur le podcast du coup à un moment j’ai lâché l’affaire, là j’avais très envie de le reprendre mais je me fixe la limite de un.

1:79:51 – Valentina Benigni – Par mois Bah c’est bien déjà.

1:79:53 – Julien GERARD – Ce qui me permet d’optimiser et d’aller interviewer les gens en faisant une autre activité parce que le podcast il me rapporte strictement rien du tout économiquement donc les déplacements c’est pour ma pomme et un par semaine c’est un peu compliqué à gérer. Tu te mets une pression tout seul du coup. Là un par mois ça me paraît pas mal et ça plaît bien à ma femme comme idée. Ça me laisse un peu plus de temps à côté. D’autant plus qu’avec Jean-Raphaël Drahi, qui était également dans le collectif avec nous, on monte une société. En vitrine, on a aussi lancé un podcast sur Nice. Un épisode par mois pour Parlons Livres Photos, ce sera très bien.

1:80:35 – Valentina Benigni – Merci Valentina.

1:80:37 – Julien GERARD – Merci à toi.

1:80:37 – Valentina Benigni – Au revoir tout le monde.

Julien GERARD

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