Rencontres

Hafida

Maroc, vallée du Drâa, octobre 2014
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Une fillette rit en cachant sa bouche derrière ses deux mains, adossée aux planches usées d'une vieille porte

Hafida

Je voyageais seul au Maroc quand j'ai retrouvé Alexandre, photographe comme moi, en route dans le pays avec sa compagne. Nous avons descendu la vallée du Drâa ensemble, et dormi dans un petit village.

Juste à côté se dressait une kasbah — un de ces vieux villages du sud bâtis avec la terre sur laquelle ils sont posés. Nous avons voulu la visiter. Une jeune fille se tenait à l'entrée. Nous lui avons demandé si elle pouvait nous la faire découvrir ; elle a dit oui tout de suite.

Elle nous a menés dans les ruelles, puis dans les jardins derrière les murs. C'est là que j'ai fait son portrait.

Une autre rencontre dans la vallée du Drâa : Yahya, février 2024.

Site du photographe Alexandre Sattler.

Une fillette rit en cachant sa bouche derrière ses deux mains, adossée aux planches usées d'une vieille porte
Maroc, vallée du Drâa, octobre 2014 — Hafida.

Comment se construit une kasbah de terre

Dans le sud marocain, une kasbah — tighremt en amazighe — est la maison fortifiée d'une famille notable : plusieurs étages, parfois jusqu'à six, à la fois demeure et refuge. À ne pas confondre avec le ksar, le village fortifié qui abrite toute une communauté derrière ses murs, avec sa mosquée et ses greniers collectifs.

Les unes comme les autres sont bâties en pisé : de la terre argileuse mêlée de gravier, damée dans des coffrages de bois par couches de quatre-vingts centimètres. Les murs font un mètre d'épaisseur à la base et cinquante centimètres en hauteur. Les plafonds et les linteaux sont en bois, les cloisons en briques crues, et l'ensemble est enduit d'un mélange de terre et de paille qu'il faut refaire régulièrement.

Portrait d'une femme âgée au visage marqué de fines lignes tatouées, vêtue d'une veste rayée bleue et blanche, devant un mur de bois sombre