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Hamid

Hamid

La kasbah se tient au milieu d'une palmeraie, à quelques kilomètres de M'Hamid El Ghizlane. Nous y sommes allés en voiture avec ma femme, pour la visiter.

Un vieil homme nous l'a fait découvrir. Les ruelles, les maisons de terre, et la mosquée, dont une partie venait de s'effondrer sous les dernières pluies.

Je déteste dire adieu.

Quelques mois plus tard, je suis revenu avec mon fils. Nous l'avons retrouvé. Il nous a invités à boire le thé chez lui, nous avons parlé longtemps, puis il a refait toute la visite — pour le petit, cette fois.

Nous y retournerons.

Le même voyage, quelques kilomètres plus loin : Yahya

Pourquoi les kasbahs du Drâa s'effondrent

Les kasbahs et les ksour du sud marocain sont bâtis en pisé : de la terre argileuse damée dans des coffrages de bois, protégée par un enduit de terre et de paille. Cet enduit est ce qui tient l'ensemble debout, et il se refait régulièrement — c'est un entretien, pas une construction achevée.

Dès qu'il cède, l'eau entre. Le pisé se gorge, gonfle, s'effrite, et un mur peut tomber en une saison de pluies. Les réparations au ciment, incompatibles avec la terre, emprisonnent l'humidité et accélèrent la ruine au lieu de la retarder.

Ce qui manque n'est donc pas l'argent mais les bras : la sécheresse et l'exode rural vident les oasis du Drâa de ceux qui savaient refaire les enduits chaque année. Une kasbah abandonnée ne s'écroule pas d'un coup — elle cesse simplement d'être réparée.

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